LA COMMUNAUTE DHARMADATTA

18/03/12
Chaque dimanche, la Vénérable Damcho met à disposition des auditeurs espagnols la richesse de la sagesse bouddhiste, à travers des conférences, en y incluant des conseils sous la forme d'activités quotidiennes, ces tâches permettant de mettre en pratique l'enseignement développé dans la conférence.
Il est possible de l'entendre en direct ici,  en espagnol.

Je remercie Vénérable Damcho de m’avoir autorisée à traduire ces conférences.







-DIMANCHE 13/05/12
La bonté inconcevable de la mère
Activités dérivées de l’exposé
1. Dans tes rencontres avec n’importe quelle personne, tu as l’habitude de dire : «  cette personne a été une mère pour moi dans une autre vie » et comme si tu souffrais de la maladie d’Alzheimer, tu penses  “ Je ne reconnais pas ma propre mère, et ma propre mère, elle, ne reconnait pas ses enfants. Je ne me souviens pas tout ce que ma mère  m’a donné, et elle non plus ne se souvient pas, c’est pour cela que la relation n’est pas proche, même si elle était ma mère dans une autre vie.” Donne-toi de l’espace pour examiner ce qui se passe dans ton cœur en contemplant le fait que cette personne a été ta mère, tout ce que tu as reçu d’elle dans une vie précédente. Fais-le pour toutes les personnes, hommes ou femmes, et observe la sensation qui surgit en toi.
2.  Vérifie si tu notes un changement en toi en regardant les autres personnes comme tes mères.
 3. Au moins une fois durant la semaine, repense à la relation que tu as avec ta mère de cette quelle soit encore  vivante ou p, que tu sois en contact avec elle oui pas.  Tu peux lui dire vraiment ou dans l’esprit, « Personne, à part toi, m’a donné en cette vie  tout ce qui a de la valeur, parce que le corps que tu m’as donné est la base de tout ce que j’ai” Permets-toi de ressentir un remerciement inépuisable de ce qui est incroyable que ta maman t’a donné un et toutes les opportunités de t’améliorer, de grandir et de marcher sur le chemin spirituel. En te basant sur ce remerciement, prends-la dans tes bras, et envoie-lui ton amour ou qu’elle se trouve. D’abord, ressens avec un cœur plein d’amour, la valeur de tout ce que t’as donné ta mère biologique. Ensuite, tu peux choisir une personne et dire « elle a été ma mère » et voir que tu ressens en toi.



-DIMANCHE  6/05/12

Pourquoi ne suis-je pas heureux ?

1) Avant de commencer quelque action, demandes-toi quel type de satisfaction tu crois obtenir, et après analyse quelle définition de bonheur est impliqué en elle.
 
2)  Quand tu notes que tu es  en train de te focaliser sur ce qui te manque, prends un moment pour changer et te focaliser sur ce que tu as déjà maintenant.







-DIMANCHE 29/04/12


Nous avons le choix, tout vient de notre esprit.

Dans toute situation que tu  interpréteras normalement comme conflictuelle ou désagréable : une lutte, une longue attente, le trafic automobile, un conflit, pratique en te disant : « je suis celui qui  interprète »,  « je suis celui qui  qualifie cette situation”.  Prends seulement en compte en  évaluant  que c’est  toi qui interprètes, donc  tu as des options  pour  le faire de manière différente.
-DIMANCHE 22/04/12


Comment se conduire dans les conflits de couple

Activités liées à ce sujet
1. Dans toutes tes relations, cultive la présence mentale pour que dans chaque relation ton but ne soit pas centré sur ton bonheur et ta gratification, mais pour offrir des conditions pour que les deux fleurissent pour tous.

2. Quand tu traverseras un conflit, dans toute rencontre ou conversation, prends un temps pour rafraîchir ta conscience sur la bonté de base de l'autre personne (sa valeur fondamentale comme être humain). Mentalement, approche-toi de cette personne et voit sa bonté). Décide de rester relié de cette manière pendant que tu parles ou interagis avec lui ou elle.


-DIMANCHE 15/04/12

Comment résoudre une séparation dans le couple


Nous allons aborder un thème, que nombre d’entre nous ont rencontré comme étant une expérience très douloureuse  et très difficile, à savoir la séparation d’un couple.

 Pour  beaucoup de personnes, la séparation d’un couple est une expérience  à affronter qui nécessite  le plus temps de  pour le vivre bien  et nous avons  souvent   tendance  de convertir cette douleur en quelque chose de destructeur ou malsain. Et pour savoir comment  arriver à régler cette séparation de manière saine et aussi positive, je crois qu’il est utile de comprendre comment fonctionne, en quoi consiste cette douleur et aussi comment fonctionne les réponses ou les  réactions ordinaires  ou communes que nous avons.

 Parce que tant que nous ne saurons pas comment transformer ou dévier  l’émotion que nous ressentons, la douleur que nous sentons quand nous perdons ou que nous quitte notre partenaire, ce que nous faisons alors, c’est que nous changeons cette douleur  et créons  une modification de cette énergie en dépression ou tristesse, en incluant des pensées de désespoir, des envies de quitter la vie, des réactions très extrêmes…

Et l’autre réaction émotionnelle très commune  est que nous réagissons avec horreur, avec aversion…  Nous avons le rejet de nos sentiments et nous nous défendons  contre cette sensation, cette  émotion  de rejeter la faute sur l’autre personne et de dire  que cette personne est mauvaise, de changer en fait cette personne  qui était avant l’amour le plus grand de notre vie et toute la passion que nous éprouvions se transforme presqu’instantanément d’un jour à l’autre en aigreur comme envers  l’ennemi le plus grand que nous puissions avoir.

Et ces manières émotionnelles de nous défendre contre ces douleurs de la séparation du couple en fait vont nous cause encore plus de douleur : dépression, colère, la rage qui s’installe nous entraine dans un autre cycle douloureux.

Et je crois que nous pouvons commencer à nous demander : quelles sont donc les autres options ? Comment pourrions-nous vivre cette situation ? Tous disons et reconnaissons que c’est difficile, que nous rencontrons un moment très difficile de la vie.

Mais d’où que nous obtenions les ressources pour affronter la situation, faisons-le avec sagesse, avec le meilleur de soi-même pour quitter au mieux cette situation que nous savons ne pas être bonne.

Et je crois que, pour nous familiariser avec cela, nous pouvons commencer par nous dire, pourquoi est-ce douloureux ? Quels sont les sentiments que je ressens ? Quelles sont les histoires que je me raconte lorsque je me retrouve seul(e) après une relation ? Quelles sont ces histoires qui me font souffrir, que moi-même je suis en train de me raconter? Quelles sont les émotions difficiles que j’expérimente ?

Et une, qui je crois est très commune est de nous sentir très solitaires, esseulés, incomplets et cela vient d’une tendance que nous avons dans les relations de mettre une complète importance en une seule personne et d’exagérer l’importance de cette relation : c’est l’unique personne pour moi. Ceci est une histoire que nous nous racontons lorsque nous sommes amoureux ou attachés (il peut être nécessaire de désigner le sentiment par un mot correct).

Quand nous tombons amoureux ou plus exactement quand nous devenons attachés, quand nous tombons dans cet état, nous avons tendance de manière très forte à identifier l’autre personne comme la personne choisie dans le monde entier pour nous compléter, nous donner ce qui nous est nécessaire, de nous accompagner dans la vie, de nous garantir que nous ne serons pas seuls.

L’important est de reconnaitre l’artifice de cette attitude. Il y a un journal fait par les étudiants dans l’université de Mexico très réputé, dans lequel  se trouvait  un article très sarcastique  où l’on lisait qu’un jeune homme de dix- sept avait trouvé la partenaire qui lui correspondait , la seule l’unique , en disant que c’était un miracle que cette unique personne au monde vivait là, dans son pays, sa ville, c’était vraiment un miracle. Ceci était pour montrer le ridicule de cette idée qu’une seule personne que nous rencontrions, soit la seule, l’unique qui nous convienne, qu’elle était là pour accomplir cette fonction dans notre vie. Un peu comme cette légende que nous avons été coupés en deux et qu’il est nécessaire de retrouver notre moitié…

Cela, on voit que c’est  une exagération, en réalité…

Lorsque nous devenons amoureux  pour  la première fois, nous ressentons une émotion très forte ; mais la deuxième fois,  ce n’est pas la même personne, comment alors cette deuxième personne est comme la première, l’unique !!

 Nous aurions alors une autre deuxième moitié qui remplacerait la première… alors quelles sont les deux vraies moitiés qui doivent se réunir et que faisons- nous de la première ? Cela devient un peu pathétique ou comique !...

Mais une autre cause nous fait beaucoup souffrir lors de la séparation d’un couple. Ce n’est pas seulement la sensation d’avoir perdu notre moitié ou la personne qui est celle qui est la plus importante pour nous dans la vie, la personne avec laquelle  nous sommes vraiment reliés, c’est aussi  la croyance que  cette personne va nous donner le bonheur.

Et cela est comme le secret trompeur, comme la base de toutes les expériences de l’attachement  parce que cette personne est identifiée comme ce qui nous est nécessaire pour être heureux, ce qui est bon et indispensable pour nous : « la partenaire pour moi ».

 Cet objet de notre attachement, nous le désignons  activement  comme étant  la source de notre bonheur et durant toute la vie, même si nous rencontrons plusieurs partenaires, si nous vivons plusieurs fois cette expérience, nous pourrons identifier « notre partenaire », même les enfants dans les petites classes ont des »partenaires », n’est-ce pas ?

 Et nous pouvons changer, l’un après l’autre, en le désignant, à chaque fois comme étant «  ton ou ta fiancé(e) ».

Ensuite, on arrive à l’université ou au travail, là, nous devenons très sérieux et les émotions  nous accablent  nous décidons alors, à ce moment précis, que nous allons chercher à être heureux.

Et, à cet instant de la vie, nous sommes décidés et nous nous demandons comment créer, comment construire une vie heureuse. Et nous voyons, observons que pour avoir une famille, il est nécessaire de trouver l’autre moitié, il est nécessaire d’avoir un partenaire.

Et avant même de construire une famille, nous pensons  en nous qu’il nous faut être en couple, cela nous parait « naturel », émotionnellement de chercher une autre personne qui va se charger  de faire attention à  nous tout au long de la vie, de nous faire sentir  comme nous le souhaitons r tout au long de la vie  et de nous compléter, de nous donner ce qui nous manque tout au long de la vie, de nous rendre heureux durant toute cette vie.

Et j’espère que présenter  cela  de cette manière, permet de montrer que l’attente est extraordinairement importante : Une seule personne  va te rendre heureux durant toute ta vie !

Et quand nous somme s amoureux d’un personne, nous pensons que c’est cette personne-là  qui va se charger de faire cela.

Ensuite, quand cette personne s’en va,   c’est comme si cette personne s’en allait avec tout notre bonheur. Mon « amoureux, euse » s’en va, c’est comme s’il partait avec un panier rempli de mon bonheur, et il ne me reste plus rien du tout. Et cette douleur, cette sensation de sentir qu’il n’y a pas de possibilité d’être heureux  parce que j’imagine que sont  enfermées  dans le panier de cette personne,  toutes mes attentes, et tout le pouvoir de me rendre heureux.

J’espère que déjà, en le regardant avec un peu de sagesse et de distance, c’est  faux  que le bonheur ne peut nous être donné par une seule personne durant toute la vie. Bien qu’il soit possible que cette personne te donne un bonheur parfait à un moment , comment pouvons-nous penser qu’elle va nous suivre, nous accompagner dans toutes les situations ? Elle se trouve là pendant cette phase de la vie et après..

Aussi, on peut se demander d’où vient ce bonheur que nous vivons et c’est un question que nous n’avons pas à nous poser seulement lorsque nous sommes dans cette situation extrême d’avoir perdu notre partenaire , cette personne que nous croyons détenir les réponses à tous nos demandes et nos souhaits, mais nous devrions nous la poser très souvent.

D’où vient mon bonheur ?

C’est la question de base que nous devrions nous poser dans chaque situation, dans chaque moment de la vie. Parce que nous manquons le bonheur principalement en le  recherchant dans des endroits inadéquats où il ne se trouve pas.

Nous cherchons le bonheur au lieu de chercher les causes du bonheur qui se trouvent en nous. Et cela se voit très clairement quand on regarde :  on voit comme c’est trompeur lorsque l’on regarde des personnes qui trouvent merveilleux ce qu’ils possèdent et comment ils sont, par exemple, les stars du la télé et de la chanson. Elles ont un « fiancé, » que toutes les femmes lui  envient ,enfin que beaucoup souhaiteraient avoir, pour moi, non, merci, et la « fiancée » que tous les garçons souhaitent avoir, c’est la « femme » idéale, ils ont tout, argent, renommée, nous le lisons dans les journaux. Mais la semaine suivante, on lit qu’il y a un divorce.

Sans vivre tout cela, nous pouvons voir que ce ne sont pas les conditions extérieures qui nous rendent heureux.

Le bonheur n’est ni dans les choses, ni dans les personnes mais au plus profond  du cœur de chacun de nous dans  la satisfaction de ce que nous sommes, non de l’approbation d’un compagnon ou d’une compagne, ni de ce que fait cette personne au moment où elle nous voit magnifique.

Nous pouvons être satisfaits avec « la personne que nous sommes ». Ecouter notre éloge ou voir le regard d’admiration nous donne  une fausse impression sur nous-mêmes et dans un second temps,  nous sommes encore une fois dans l’attente d’être approuvés, encore une fois d’être admirés, parce que cela ne vient pas de nous-mêmes.

Et la réalité c’est que nous voyons ce que l’autre nous dit, sans voir notre propre valeur, parce que la valeur d’un être n’est pas dans la superficialité  mais dans la profondeur, elle est dans ce qui est notre être, ce qui ne se voit pas à l’extérieur.

 Il y a que ce que les autres disent et dans notre cœur ce que nous avons. Ainsi qu’importe combien de fois à ‘extérieur on nous dit : « tu es magnifique » parce qu’en fait cette personne ne voit pas totalement ce que nous sommes, parce que cette personne ne peut me connaitre dans la profondeur.

Ainsi nous doutons de ce qu’elle dit  parce que nous manquons de confiance en nous. Et  pendant que la confiance en nous-même manque ,va manquer aussi la tendresse pour nous-mêmes, le respect par rapport à notre propre valeur, nous allons devenir complétement insatisfaits avec l’approbation de l’extérieur, et nous allons chercher l’approbation et la considération d’une personne, ce qui crée une dynamique très malsaine.

 Parce que nous cherchons cette relation pour ce que nous recevons, pour l’approbation et la considération que nous recevons. Et, à un autre moment où la personne est distraite ou fatiguée, à cet instant où nous allons  nous voir moins  merveilleux, alors nous perdons notre estime, nous en voulons à cette personne, nous pensons que cette personne ne nous donne plus ce que nous cherchions et nous pouvons même écarter cette relation si merveilleuse.



L’autre aspect de ce qui fonctionne lorsque nous nous trouvons dans cette situation( lorsque se produit un relation avec beaucoup d’attachement qui n’est pas obligatoirement la définition d’une relation dans un couple mais la définition d’une relation d’exclusivité ) c’est que  très souvent l’un des deux devrait se demander si  ce qu’il vit est de l’amour ou de l’attachement , je vais définir un peu plus loin les deux.

Donc, cette sensation ou projection ou espoir que nous avons est que cette autre personne soit comme « la personne » la plus important pour nous relier au monde, pour tout nous donner.

Quand nous projetons tout cela dans un(e) partenaire , regardons ce qui se passe…

Et vous les femmes ou les jeunes filles qui ont de nombreuses amies demandez-vous cela : vous êtes très amies, vous vous appelez souvent, vous voyez beaucoup, mais quand l’une de vos amies devient amoureuse, pendant un moment, de nombreuses fois, elle disparait, elle se retire et n’a plus assez de temps pour vous, mais, si elle a une difficulté avec cette relation, elle appellera à nouveau. Vous reconnaissez cette attitude… ou peut-être pouvons-nous nous reconnaitre nous-mêmes..

Lorsque nous entrons dans une nouvelle relation romantique, cette personne est complétement fascinante : tout ce qu’elle dit, ce qu’elle porte comme vêtements, comme coiffure, tout ce qu’elle fait, c’est fascinant…A chaque conversation, nous pouvons parler avec cette personne, des heures et des heures, parlant de ce qu’elle a fait, ce qu’elle mange, somment elle dort, de ses rêves, bref de détails qui nous assurent  que nous sommes assortis  dans tout, et si il y a d’autres personnes qui seraient là en train de nous écouter , mais qui ne sont pas dans la fascination ou l’attachement, elles seraient amusées et se croiraient en train de regarder une série à la télévision.

 Mais à ce moment précis de la relation, tout est si merveilleux et fascinant, émouvant, et toutes ces émotions, cet engouement nous parait comme significatif de la vie, c’est la vie, cela nous amène à tout voir et vivre à travers de cette personne.

Est-ce ainsi ?  Mais si tu vis cela, c’est le moment de te demander , pourquoi ? Est-ce sain ? Est-ce sur ? Cette personne a-t-elle tant d’importance, plus que tous les autres dans ta vie ?

C’est spécialement le bon moment de te le demander : quand  tu as cette personne et que tu ressens cette fascination devant cette personne, elle en est en train de dévaster ton espace mental et ton espace émotionnel et ensuite, au moment de la séparation, elle  te laisse sans rien.

 Et je crois que cette dynamique provient de notre tendance profonde à se sentir égocentrique, pourquoi ?

Parce que nous sommes  entourés d’autres personnes pour lesquelles nous sommes importants, nous avons famille, amis, maîtres, collègues de travail, compagnons d’activités diverses, camarades sur internet, frères et sœurs dans le dharma, nous avons de très nombreuses personnes qui sont importantes dans notre vie, pourquoi écartons-nous, diminuons-nous la valeur de ce que nous recevons d’eux pour exagérer l’importance d’une seule personne ? Est-ce sain ? Est-ce sage ?

 Et parfois, dans de nombreux moments, tout naturellement nous le savons, parce quand il y a cette séparation dans le couple, nous retournons voir nos amis parce que nous savons que l’amitié représente une certaine valeur dont nous avons besoin, qu’ils nous offrent quelque chose d’important. Nous retournons aussi vers notre famille, vers nos parents, nos grands-parents, nos frères et sœurs, nous rencontrons des personnes qui ont sagesse, affection et tendresse, une aide qu’ils nous offrent.

Et si nous regardons bien, en nous offrant  cela, nous recevons un enseignement très important  que l’interdépendance est totale, nous ne dépendons pas d’une seule personne, nous dépendons de tous, nous recevons plein de choses de nombreuses personnes dans la vie, et tout au long de notre vie, nous allons vivre  en assimilant plein de choses valeureuses données par plein d’autres personnes et pas d’une seule personne.

Bien sûr, la relation d’entraide et de réciprocité dans un couple a beaucoup de valeur parce que nous voyons quand l’autre est en souffrance  et y remédier, comment aider l’autre personne, oui, cette attitude d’amour et de compassion dans un couple est considérée dans le chemin bouddhiste comme quelque chose de très important mais les attentes basées sur le fait qu’une seule personne peut  remplir tout l’espace émotionnel , ainsi que  l’espace mental et nous faire sentir heureux  est une recette pour détruire la relation parce que l’autre personne, même si elle est parfaite, n’est pas capable de nous faire sentir ce qui est au profond de nous : la félicité, la satisfaction dans notre vie, la valeur de ce que nous sommes. C’est quelque chose qui vient de nous-mêmes, de l’intérieur de nous-mêmes.

 Le danger de cet égocentrisme nous fait penser que cette personne, seule cette personne m’importe et va me satisfaire dans cette vie, comme une sorte d’abri, une sorte d’espace qui  va nous suivre face à la présence des autres dans notre vie.

Et mon maitre, très  bienfaisant et très sage,  considérait cela comme se trouver dans une prison.

Et quand on est comme emprisonné, en fait, il y a très peu de personnes qui ont le droit de venir nous rendre visite .Et nous autres, avec notre manière égocentrique de diviser le monde en ce qui m’importe et ce qui ne m’importe pas, ce que je veux et ce que je ne veux pas ; quand nous évoquons, nous arrivons à cette catégorie des personnes qui sont importantes  comme un partenaire, ce que nous faisons, c’est que nous écrivons sur la liste des personnes pour avoir le permis de visite une seule personne parce que nous sommes comme emprisonnées dans la  geôle de l’égo : « moi, et mien. »

 Nous divisons le monde en ces catégories et nous regardons le monde dans cette perspective comme si nous étions enfermés dans la prison « du moi et du mien « et que nous écartons, nous ignorons les millions d’autres personnes avec lesquelles nous partageons cette planète.

Et tous ceux que nous rencontrons toute la journée, nous ne les voyons pas.

 Leur amour, leur tendresse pour nous ne compte pas parce que ce qui est important et ce qui compte pour moi  est l’amour et la tendresse de cette personne. C’est vraiment une folie !

Par exemple, quand tu vas déjeuner au restaurant d’entreprise, la nourriture te vient d’une cuisine faite par de nombreuses personnes, et toi, tu ne vois pas que tu es connecté avec ces autres personnes et si tu te libères une fois de cette emprise « du moi, du mien », de sortir de cette catégorie, alors, tu développes une capacité infinie de te sentir connecté avec de nombreuses personnes, d’apprendre de beaucoup, d’offrir à beaucoup et d’avoir une vie enrichie par ces échanges avec de nombreuses personnes et non de dépendre d’une personne désignée.

 C’est cela qui est bon de sortir de cette perspective  très étroite de « moi, mien » et s’ouvrir.

Cela fait partie de la sagesse de savoir que l’on peut se connecter avec beaucoup de personnes, c’  est une médecine que nous prenons naturellement. Quand nous vivons une séparation dans un couple, quand nous cherchons à nouveau famille, amis pour nous reconnecter, alors  nous pouvons peu à peu, guérir si nous recevons  des avis positifs des autres.

Les manières ordinaires auxquelles nous sommes confrontées sont des productions collatérales de l’attachement : la colère que nous ressentons pour l’autre personne et la tristesse que nous sentons par la perte de l’autre personne  sont des conséquences de la structure de l’attachement. Pour comprendre cela, il est nécessaire de revenir un petit peu sur ce dont nous avons parlé la semaine précédente sur la différence entre l’amour et l’attachement.

La définition classique dans le bouddhisme de l’attachement est que nous voyons une chose ou une personne et en regardant cet « objet », nous exagérons ou nous inventons des qualités extraordinaires, merveilleuses. C’est une fonction de l’esprit. Et quand nous désignons cette personne, avec toutes ces qualités qui nous plaisent le plus : beauté, intelligence, sensible, aimable, en fait cet esprit infantile  voit tout ce qui est bon, pense que c’est cette personne qui va me rendre heureux. Cet acte mental est un acte de cognition de désigner « cela « comme la source de notre bonheur. C’est un acte que nous faisons à un certain moment mais nous ne reconnaissons  pas l’avoir fait.

Et avec cette attitude d’attachement, nous avons une orientation de chercher notre bonheur vers cette personne, c’est cette personne qui va me rendre heureux, c’est cette personne qui va me donner approbation, compagnie, plaisir, argent, sécurité, tout ce que nous recherchons. En fait, c’est la personne qui incarne tous mes bonheurs et c’est de manière basique ce que nous faisons dans une relation de couple de nombreuses fois, nous faisons porter à cette personne toutes les charges de la vie de nos attentes, de nos besoins émotionnels et nous cherchons, nous sentons que nous attendons notre bonheur , et la direction est vers moi parce que je reçois de cette personne, c’est ce qu’elle me fait sentir à moi.

Alors que l’amour, c’est l’inverse, tu regardes l’autre personne et tu la veux heureuse, tu veux lui donner le bonheur, ce n’est pas une direction égocentrique.

 Comme l’égo qui est au centre, alors l’attachement c’est tout diriger vers le centre qui est « moi », c’est alors une direction d’attraper, de s’affairer pour prendre, pour vouloir pour soi, de recevoir ou de chercher à recevoir. L’amour c’est donner ; l’orientation alors est de donner ce qui est nécessaire à l’autre personne pour son bonheur.

Et on voit que la position émotionnelle lorsque nous avons un attachement est très stupide et ne peut apporter le bonheur,  et dans ces moments où nous sentons ou pensons : « ah, l’autre m’a donné ce que je cherchais, m’a traité comme je voulais le ressentir », alors , à ces moments-là, nous pensons : « comme c’est bien ! » mais, c’est complétement instable ,a d’autres moments, si la personne regarde dans une autre direction ou agit d’une autre manière que ce que nous recherchons, alors « Ouah, il ne me l’a pas donné ! » alors, nous savons  perdus cette sensation d’émerveillement  et en même temps nous perdons la belle image que nous avions de l’autre personne, nous perdons la sensation de vouloir cette personne, au contraire, nous la rejetons parce qu’elle ne m’a pas donné ce que je veux.

Alors, qu’avec  amour, nous ne sommes pas dans une position de dépendance, nous ne sommes pas dans une situation avec attachement ou il est nécessaire d’obtenir, d’attendre, parce que nous tenons notre propre félicité et nous ne cherchons pas auprès d’un autre pour l’obtenir.

L’origine de ton bonheur est au centre de toi, alors, tu ne cherches pas à l’obtenir d’un autre, ni à contrôler le bonheur chez l’autre parce que c’est impossible, complétement impossible. Tu n’as absolument pas le pouvoir de contrôler ton bonheur, c’est un état émotionnel totalement incertain et nous sentir incertains et dans l’attachement sont deux choses très proches.

Toujours nous cherchons comme une confirmation que l’autre a besoin de nous, de nombreuses fois, nous voulons entendre cela parce que cette insécurité vient de la position que  nous avons avec l’attachement : » je n’ai pas ce dont j’ai besoin », cela est dans les mains de l’autre et cela est très dangereux.

 En fait, émotionnellement, nous nous sentons pauvres, nous n’avons pas ce dont nous avons besoin alors nous le cherchons auprès d’autres personnes que nous ne pouvons contrôler.

Alors qu’avec amour, nous sommes riches, parce que ce que nous offrons vient de l’intérieur de nous-mêmes, non seulement comme une partie  de notre être mais parce que c’est aussi une source illimitée, infiniment renouvelable, infiniment  étendue  que nous pouvons proposer toujours  pour le bonheur de chaque personne.

L’amour est la base  du bonheur. Je crois que lorsque nous sentons un amour authentique, nous le ressentons facilement pour les autres, quand tu vois tes enfants, tes neveux, tes nièces, des personnes, tu ressens de l’amour sans attachement  au moins dans la majorité des cas. Tu ressens un amour pur, tu souhaites qu’ils soient heureux et quand tu regardes d’autres personnes, tu compares ce que tu ressens et tu sens que tu éprouves aussi facilement de l’amour pour ces autres personnes. Et quand ion éprouve de l’amour véritable pour une personne, on peut le ressentir facilement pour d’autres.

C’est une richesse interne que nous ne perdons jamais si nous la donnons, bien au contraire, nous nous enrichissons à la donner. Et l’amour ne dépend pas de ce que l’autre personne donne. Ce n’est pas un contrat : je vais te rendre heureux, et toi, de telle ou telle manière, tu vas me le rendre pour que je sois heureux. Pendant que tu es comme ci ou comme ça avec moi, alors je vais te rendre heureux, et si  à un moment tu me traites autrement, alors, je ne vais plus faire ton bonheur, ça c’est vraiment la preuve que l’amour s’est converti en attachement.

Il faut bien comprendre que l’amour est ce qui nous rend sain, nous enrichit, ce qui nous permet de rester calmes, en confiance en nous-mêmes sans avoir une personne qui nous traite de telle ou telle manière.

Lorsque nous cultivons un amour véritable pour les autres, nous n’avons pas besoin d’avoir une personne désignée pour nous donner tout ce dont nous avons besoin émotionnellement et nous offrir ce que nous cherchons. Nous n’en avons pas besoin.

Ceci ,c’est le centre de la vie monastique bouddhiste. Nous abandonnons cette sensation d’avoir besoin d’une personne qui répond à nos besoins. 

L’amour est quelque chose qui nous nourrit de manière complète, nous ne cherchons pas ailleurs ce que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes.

Je crois, comme nous l’avons déjà entrevu la semaine dernière dans notre échange sur la différence entre l’amour et l’attachement , que nous pouvons  comprendre comment une relation qui a démarré avec un amour authentique, pur, sain  a pu s’envenimer , se perturber et se confondre avec de l’attachement  en  oubliant le bonheur de l’autre personne , pour devenir seulement  tourné vers celui de nous-mêmes.

Quand nous voyons cette réaction à l’intérieur de nous, quand nous vivons une séparation dans le couple, nous voyons apparaitre alors une tendance de rejeter l’autre personne qui nous a repoussé, mentalement, nous nous mettons à penser alors : « Ah, c’est ainsi, cette personne ne vaut vraiment rien, elle est nulle ! ». C’est une réaction très ordinaire que nous avons tous et retrouvons chez nos amis qui vivent cette situation, nous entendons de nombreuses paroles mauvaises dans ce cas et cela forme des pensées et des actes très négatifs. Cela est une manière très commune de réagir.

 Parce que c’est très facile qu’une relation de couple se convertisse en une relation de ressentiment où l’on veut faire souffrir l’autre personne. Parfois nous pouvons voir cette violence (souvent envers les femmes) venir de l’ancien compagnon. L’attachement se transforme alors rapidement en une rage parce que cela provient de ce fondement que cette personne –là  tient mon bonheur dans ses mains et ne veut pas me le donner.

Et si tu as ce fondement en toi, alors cette personne qui refuse de me donner mon bonheur est mauvaise parce qu’elle pourrait te rendre heureux et elle refuse de le faire et elle devient alors la personne la pire du monde.

Et la plupart du temps, les divorces sont souvent terribles. L’amour est parti et nous cherchons notre  bonheur  et nous en avons donné le pouvoir à une personne et nous nous retrouvons impuissants, stupides.

Cette sensation que l’autre personne a le pouvoir et ne veut pas nous satisfaire, cela nous fait souffrir et nous la ressentons à de nombreuses occasions et cela transforme notre sentiment en aversion.  Cette aversion est le même fonctionnement de l’esprit qui nous a fait coller auparavant l’étiquette : « bonne personne » en cet adjectif actuel « mauvaise » et cette personne mauvaise est devenue maintenant l’empêchement à mon bonheur, alors il est nécessaire de l’éliminer  parfois au sens premier du mot.

  Nous éprouvons alors un sentiment d’aversion pour cette personne que nous considérons maintenant comme un obstacle à notre bonheur.

Ainsi, notre attachement s’est facilement converti en mettant d’autres étiquettes sur  cette personne que nous considérions comme pouvant combler tous nos souhaits et nos attentes et à qui nous donnions le pouvoir de nous rendre heureux ou malheureux. C’est notre action mentale qui fait cela.

Pourquoi et surtout comment avons-nous pu commencer une relation d’amour authentique et véritable qui s’est converti en attachement ?

Parce que l’amour est une expérience profondément agréable, profondément apaisée qui nous connecte avec le meilleur de notre nature qui est ancrée en nous, c’est le meilleur potentiel que nous avons  et qui nous rend profondément satisfait.

 Mais lors de son orientation vers l’extérieur, nous pensons et confondons que l’objet de l’amour est la source de la sensation de bonheur que nous vivons.

 Nous confondons l’orientation extérieure dans le sentiment que nous vivons, à cause de nos cultures qui nous poussent à chercher la satisfaction dans les objets extérieurs et nous nous trompons en pensant que c’est cette personne –là  qui me rend heureux alors que c’est notre propre expérience d’amour qui nous apporte tant de bonheur et de satisfaction et en confondant d’où nous vient cette expérience, nous pensons que cela provient de cette personne et alors nous allons poursuivre cette personne pour pouvoir revivre cette expérience de bonheur profond.

Mais quand il y a un changement de direction dans l’émotion, au lieu de donner et d’offrir  le bonheur, nous prenons et cherchons à vivre pour nous cette sensation de satisfaction, mais quand nous cherchons ce bonheur de façon égocentrisme, cela se transforme en souffrance, cela est l’enseignement du Bouddha.

 Quand nous cherchons le bonheur avec un cœur grand ouvert, regardant et donnant aux autres, c’est la base de la félicité.

En fait, une fois que nous avons confondu et que nous persistons dans cette poursuite de bonheur  quand nous allons vers cette personne, alors nous créons une confusion terrible.

Et toutes ces réactions et conséquences inutiles que nous recevons nous poussent souvent à nous protéger de la douleur pour permettre que l’attachement se convertisse en haine  parce que nous nous sentons plus puissants que nous le sommes lorsque nous sommes dans la haine  que dans l’attachement.

Une autre forme de réaction possible très commune est : « bon, le bonheur ne vient plus de cette personne, alors je vais en, chercher une autre ! »

 Et rapidement, nous rentrons dans une autre relation,  simplement pour trouver qui va pouvoir répondre à nos attentes et où je vais pouvoir à nouveau coller ces étiquettes et ce n’est pas une appréciation authentique de l’autre personne et nous ne cherchons pas à connaitre l’autre personne. C’est surtout pour chercher à occuper un espace qui est devenu vide. Ce n’est pas une façon sage ni saine de commencer une nouvelle relation.

Pour partager avec vous un conseil donné par S.S. le Karmapa à un groupe d’étudiants l’année dernière, sur ce thème, il les a invités à chercher la base originelle d’amour  qui les habite et de suivre par la suite les évolutions ordinaires comme l’attachement qui se transforme en rage ou aversion ou se convertit en tristesse et après avoir suivi cette direction de revenir  à l’amour originel qu’ils ont vue.

 Et en quoi consiste cet amour ?

 Si la relation du couple est une relation saine, alors, en principe à ce moment, il y a de l’amour, peut-être qu’ensuite, il s’est converti en attachement, mais il y a  eu une base d’amour que tu peux re-rencontrer, et si tu penses à comment cela a-t-il pu se produire ?

Penses à l’autre personne comme tu la voyais dans ces moments plus sereins et plus aimants, et tu peux te demander comment est-ce ? (quand je vois cette personne heureuse, quand authentiquement, elle va vers le bonheur)

Et reconnectes-toi avec cette orientation que ton bonheur n’est pas le centre mais que c’est au contraire le bonheur de l’autre.

Et c’est  difficile la fin d’un couple, spécialement, si c’est l’autre personne qui met fin volontairement à la relation , cela indique qu’elle n’est pas heureuse et bien que ta sagesse sache que les attentes de l’autre personne sont que ce soit toi qui lui donne le bonheur, tu sais aussi que cela n’est pas réaliste, que ce n’est pas une attente saine.

Pourtant, cette personne est entrain de suivre  ce qu’elle recherche pour être heureuse et tu peux lui dire que tout est bonheur, et de cette manière, soutenir cette personne.

 Tu peux, mais en principe, cela ne parait pas si facile mais en fait c’est la meilleure chose que vous pouvez  rencontrer, alors que vos chemins se séparent ou s’écartent, toi, tu pars par ce chemin, pareil pour l’autre, mais au fond de toi, comme j’ai de l’amour, je veux que l’autre soit heureux et que dans l’avenir, dans le chemin qu’elle va faire , qu’elle soit parfaitement heureuse !

Je veux confirmer que cela n’est pas facile, parce que nous sommes beaucoup dans la confusion, mais authentiquement, nous pouvons changer notre rancœur en bonheur de l’autre personne, l’amour qui nous habite nous permet de le faire, et ta capacité d’aimer te permet de le faire.

En revenant vers cette base originelle d’amour, tu peux faire surgir cette aptitude et cette attitude est celle d’une force intérieure, c’est une attitude de confiance, je suis une personne qui peut aimer, qui peut donner le meilleur qui existe dans la vie.

Je crois aussi, qu’en pensant avec  amour, c’est une protection durable, du moment où nous sommes comme dans l’amour des premiers moments et si nous y restons lorsque surviennent des émotions négatives, de décider que non, l’amour va rester et la situation délicate s’en va, entraînée, emportée par tous les aspects positifs.

L’autre capacité que nous pouvons  mettre en œuvre est notre sagesse, qui nous permet de comprendre l’impermanence que rien, jamais ne perdure  pour toujours.

Ainsi, nous passons tous, nos vies, près  d’un moment de séparation proche ou lointain. Spécialement  je crois que la sagesse sur laquelle on peut compter est de comprendre que notre capacité de croitre dans les années à venir, que notre capacité de croitre est infinie et pour le moins nous avons des possibilités infinies de nous connecter avec d’autres personnes, de connaitre d’autres expériences…

Nous pouvons avoir la sagesse de savoir que lorsque se ferme une porte, de nombreuses autres portes s’ouvrent. Non, il ne faut pas claquer cette porte et ne pas vouloir ouvrir celle-là, parce que la possibilité d’amour existe, pas pour une seule personne mais pour beaucoup. C’est à l’intérieur de nous-mêmes.

Et arrive  l’expérience, en réalité, nous sommes heureux, bien caché au-dessous  de tout ce que nous avons, la sensation que nous avons la propre capacité de nous rendre heureux parce que nous détenons en nous, la capacité d’aimer, de donner, de vouloir que les autres soient heureux. Et rien ni personne ne peut retirer cette capacité

Et quand une personne s’en va avec ses paniers pleins d’attentes, tu te retrouves avec tous tes recours intérieurs, tes capacités de sagesse, d’amour et tu peux te rafraichir dans la vie en voyant de nouvelles possibilités et d’accueillir la nouvelle aventure qui maintenant t’arrive.

Maintenant, qu’est-ce qui va m’arriver ?  Quelles sont les autres personnes que je vais rencontrer,  qui vont pouvoir m’enseigner d’autres choses et combien de fois vais-je pouvoir sentir de l’amour pour d’autres personnes ?

Et je crois qu’en nous abandonnant dans cette confiance, en cette sagesse, la décision la plus généreuse est de décider que je vais trouver le bonheur dans ce qui m’est arrivé et l’autre personne aussi va le trouver dans ce qui est , qu’elle obtienne les conditions pour vivre cela.

Bien que ce soit difficile ce passage, c’est principalement cette orientation qui est à faire, en pensant que c’est cela qui va nous apporter une satisfaction.

Je crois que le mieux à faire dans ces moments, c’est se reconnecter à notre propre bonté et il n’est pas nécessaire de le chercher dans une autre personne, tu l’as à l’intérieur de toi.

Et je souhaite à tous des amours sans attachements, ce qui permet de vivre un bonheur authentique, rencontres tout ce qu’il y a à l’intérieur de toi. Merci.



Voici les activités correspondant à ce thème :

1) Pendant la semaine,  consacre un moment de tranquillité pour revoir  la séparation du couple que  tu as traversé. Demande-toi  ce que tu as fait de  tes sentiments de tristesse et de perte. A-t-il été  possible de retourner à la base d'amour, ou tes émotions se sont transformées en colère et en ressentiment ?  Observe maintenant ce que tu offres à  ton ex -partenaire.  S'il t'est possible, pense a lui/elle  avec amour et souhaite  son bonheur comme il le veut. Envoie –lui  tes meilleures pensées et des désirs généreux… ensuite, détache-toi de cela, à nouveau avec joie.

2) Quotidiennement, continue de faire l’activité de la semaine passée. Essaye de distinguer les interactions de d'amour et de celles de l’attachement. Dans les rencontres avec d'autres personnes, poursuis cette activité  et demande-toi  « : Quelle a été mon analyse ? Est-ce que je cherchais mon bonheur ou j’étais focalisé dans ce que l'autre pouvait me donner ? Étais-je orienté dans la manière dont il devait me parler, se comporter  envers moi? »





-DIMANCHE 8/04/12

L'amour et l'attachement


Comment différencier l'un de de l'autre et comment  donner de l'espace à l'amour - qui nous offre bonheur et éliminer l'attachement - qui nous cause de la souffrance.

1) Quand tu auras du temps considères tranquillement ce que t’indique tes relations, interroges-toi sur elles ? Quelle est mon orientation dans cette relation, est-ce celle de donner ou recevoir ? Mon but principal, ce qui remplit le plus mon cœur, est de voir qui est heureux, est-ce son bonheur ou en réalité est-ce mon bonheur ? Est-ce que je donne- ou est-ce que je reçois de cette personne ?
2) Dans les rencontres avec d'autres personnes poursuis cette activité, y compris, dans les conversations. Quelle est  mon analyse ? Est-ce que je recherchais  mon bonheur ou est-ce  que je restais focalisé sur ce dont l'autre a besoin et qu’est-ce que je veux lui donner ? Ou  étai-je orienté sur la manière j’étais traité, sur comment il doit me parler, sur comment il doit me le faire ressentir ?

-DIMANCHE 2/04/12

Qu'est-ce qu'un lama ? Qui est le Karmapa?

transcription à venir

-DIMANCHE 25/03/12
Convertir favorablement les situations adverses

En sortant d'une expérience de maladie, Damcho Vénérable  nous encourage à voir les situations défavorables comme occasions de réfléchir sur le karma et l'interdépendance ; et pour apprendre à valoriser les situations que nous vivons : la santé, la stabilité, affections, la vie elle-même. D'un jour à l'autre nos conditions vont changer, pour cela devons profiter de ce que nous avons comme plate-forme pour effectuer nos projets spirituels, en nous satisfaisant de ce que nous avons et en réévaluant  les priorités.

Pour pratiquer:
1) Quand apparait  une situation difficile, ne la  considère pas plus qu’une  une question que la vie te présente. Il n’y a pas de réponse finale, mais cela te pousse à décider comment tu vas  répondre. Interroges-toi, comme S.S le Karmapa  l'a dit, ¨vas-tu y  accorder de la valeur sans permettre que cela t’affaiblisse, mais au contraire en te fortifiant et en prenant cette situation difficile pour renforcer la valeur de la vie ?

 2) Prends chaque jour des moments solitaires  de respirer, en reconnaissant les conditions innombrables qui ont été rassemblées pour que tu puisses inhaler l'oxygène dont tu as besoin pour être vivante. Respire jusqu'à ce que tu ressentes  que, comme le dit S.S . « le fait d'être vivant est quelque chose étonnant et admirable. »



-DIMANCHE 11/03/12

Se Confronter à sa propre mort

 « Face votre propre mort ». Mode d'introduction pour nous parler de la mort dans la perspective bouddhiste l'attitude la plus sage en préparation à ce fait inévitable


transcritption en cours




-DIMANCHE 04/03/12


Le  bouddhisme sert-il aux non-bouddhistes ?
Ven Damcho nous montre quelques concepts de base que les bouddhistes et les non bouddhistes  peuvent partager pour avoir une vie plus saine et harmonieuse. Elle décrit trois outils du bouddhisme, dont la pratique est hautement bénéfique pour toutes les personnes :
1. La pratique de l'introspection : à travers les nombreuses techniques de méditation que le Buda a enseigné pour calmer l'esprit et reconnaître notre nature de clarté et de paix.
2. La reconnaissance de l'impermanence: accepter que tout change constamment, ce qui signifie que nous allons éventuellement perdre tout ce que nous aimons et à quoi nous sommes attachés, nous incluons notre vie .

3. Le développement de la compassion, comme l'antidote par excellence aux attitudes égocentriques qui sont la cause de notre malheur.
Il est nécessaire de partir de la prémisse que tous ,nous pouvons changer. La pratique de l'alerte mentale et la série de techniques qui seront revues dans ce cours, nous fournissent des orientations nécessaires d'autotransformation.


-DIMANCHE 26/02/12

Lodjong: l'entrainement de l'esprit en 7 points.



-DIMANCHE 19/02/12

Communication qui correspond à la réalité

Activités de la semaine
Trois tâches pour cultiver la présence  et réduire notre tendance à mélanger nos perceptions personnels et nos avis avec la réalité.
1. La première tâche consiste à antéposer à nos assertions des phrases comme : « J'ai l'impression que… », « pour ma part… », « Moi,je  pense que… », « j'ai lu dans… que… » Ainsi nous nuançons  ce que nous disons qui n'est pas une vérité absolue,mais  seulement une perspective.

2. La seconde tâche consiste à se rendre compte  quand tu exagéres un certain commentaire et reconnaître pourquoi tu le fais. Ce peut être de petites ou grandes exagérations que nous faisons tant avec les mots, le ton de la voix ou le langage corporel.

3. La troisième tâche est d'essayer de remplacer les dénominations « bon » par bénéfique, rendre propice, etc. ; et « mauvais » par pénible, nuisible, etc. C'est-à-dire, préciser dans une direction le contenu de nos jugements.

-DIMANCHE 12/02/12

Comment affronter les maladies graves

Si tu fais face à une maladie grave, comme lorsque  tu éprouves tout problème qui te paraît pénible ou difficile, essaie  de l'accepter, en reconnaissant que ceà quoi tu fais face est vécu à l'heure actuelle par descentaines de milliers de personnes, peut-être de tous les âges, de toutes les cultures et de tous niveaux socio-économiques. Pense que beaucoup de ceux qui en souffrent ne disposent pas des moyens matériels ou affectifs pour affronter leur situation.
Essaye de te relier avec la douleur de de tous ceux qui  souffrent et l pense en inhalant « puissé-je éprouver cette souffrance au nom de tous ; que ma souffrance  soit suffisanet pour que personne ne doive plus  souffrir ». Exhale en pensant donner à aux autres une lumière avec la santé et la sérénité.





_DIMANCHE 5/02/12

Communication saine (2)

Activités de la semaine
1.  Observe ce qui arrive dans ton esprit quand tu seras sur le point de participer dans une conversation. Qu'est-ce qui te pousse à parler ? Cherches-tu dans chaque conversation l'occasion de parler de toi ?
2. T'écoutes-tu quand tu parles, essayes-tu de présenter une image de toi- même, de ce que penses de toi  ou de ce que tu as fait ? ou te mets-tu en relation avec l'autre personne, en essayant de comprendre honnêtement ce qu 'elle veut communiquer ? Quelle image essayes-tu de projeter ? Quelle étiquette veux-tu que l'autre personne  t'assigne ?
3. Veille que dans tes interactions ,le centre de ton intérêt soit l'autre personne et non de projeter une image.



-DIMANCHE 29/01/12

Evaluer nos émotions

Activités découlant de la conférence du 29/01/12.

Première partie
1 Choisis  une personne qui s’est comportée parfois d'une manière que tu interprètes comme désagréable, ou qui te critiques, te tracasses, tu perçois son manque affection, etc.

2 . De temps à autre et spécialement avant chaque rencontre avec cette personne, plante en toi  ce qui suit : « j'ai besoin de cultiver la compassion et la patience, ce sont des qualités qui contribuent beaucoup bonheur. Si j'obtiens d’  interpréter d'une autre manière les actions, plaintes, critiques, etc. de cette personne, je pourrai cultiver ma capacité d’impartialité et de tolérance. En changeant ma perspective, cette personne m'offre une occasion très précieuse de me former à donner de l'amour et de la compassion pour ceux qui me te tracassent. »






3 Dans chaque rencontre avec cette personne entraine-toi à prendre cette perspective différente. Ensuite, revois comment tu as été. Si tu as pu te maintenir  plus impartial, félicites-toi. Si tel n'est pas le cas, ne désespérez pas et pense : je n'ai pas changé mon interprétation propre de la situation.

 Seconde partie
Observe quotidiennement tes émotions pour cultiver l'habitude d'identifier quelle émotion tu éprouves et demande-toi  quelle est l'interprétation de base suis-je en train de donner  à la situation ? Est que les étiquettes que je pose soutiennent cette émotion ? Quand et qu’est-ce que je  me raconte de sous-jacent qui construit  cette émotion ? Et, finalement, pourrais-je  changer d’étiquette ou d’interprétation pour changer l'émotion ?



-DIMANCHE 22/O1/12

Travailler avec la culpabilité

Bon jour,





Merci pour tous vos messages, je crois que la chaleur humaine que nous pouvons donner les uns aux autres est beaucoup plus fort que le froid ambiant et cette semaine a été vraiment une expérience directe de cela. Merci à tous. Cette semaine, on va parler un peu de la culpabilité, l’idée est d’encercler le thème du pardon, selon différents points de vue. Cela pourrait ressembler un peu  à un hors sujet, le thème de la semaine dernière sur le ressentiment et la rancœur et maintenant la culpabilité, de les poser l’un après l’autre, il y a  un pas très court entre le ressentiment et la rancœur que nous éprouvons envers les autres et le sentiment de culpabilité que nous ressentons contre  nous-mêmes. Et si nous avons le sentiment de rencontrer  une erreur ou une faute de l’autre personne, que nous notons  à  un moment, et dès que le  contexte est passé, cette situation n’est plus présente, nous nous chargeons de cela  et activement nous nous entrainons à le mâcher, le ruminer, et nous créons le ressentiment. Et basiquement, ce ressentiment implique  une sensation d’aversion pour l’autre personne, c’est la partie complémentaire du ressentiment.
Avec la culpabilité, nous prenons une erreur que nous faisons dans un contexte donné, et nous allons l’activer en le revivant, en le mastiquant, en créant une sensation désagréable et avec ce que nous avons fait aux autres, c’est comme avec le ressentiment, cela  ressemble beaucoup  à ce que nous subissons avec la culpabilité. Avec le doute, nous prenons une étiquette ; coupable !  Que nous nous collons sur le cœur, en général, quelle signification plus forte pourrions-nous prendre ?  Nous faisons une erreur, et nous l’utilisons pour armer une identité. Et avec ce ressentiment, il y a un mouvement mental  très semblable à ce que nous avons aussi envers l’autre personne elle-même, en se focalisant sur  un aspect de la personne que nous voyons,  ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, nous avons cette action pour provoquer la personne dans ce qu’elle est.

Et ici, il y a un point –clef avec le ressentiment et la culpabilité, c’est la conversion, la transformation invalide d’une action  spécifique  en une identité.  Ainsi, on ressent que la culpabilité est une erreur que nous commettons, que nous faisons sous l’émotion  et nous prenons cette action comme preuve, comme test, comme justificatif  de ce que nous sommes : ainsi et ainsi, ainsi … Et nous nous mettons à imaginer ces identités indignes, invalides et douloureuses comme cette action mentale de prendre une action spécifique à l’intérieur d’un contexte en la prenant comme la totalité de ce que nous sommes. Et ce mouvement  d’extraire d’un contexte  une action, une erreur et de l’utiliser pour construire une identité négative, douloureuse et ce que nous faisons. Et comme pour le ressentiment,  nous nous appliquons  la même douleur à nous-mêmes, nous allouant une même négativité à nous-mêmes, avec la culpabilité nous nous donnons la même douleur en faisant une erreur.

Entretemps, nous sommes des humains  et à « être humains », et cela implique que nous  nous  trompons jusqu’à l’illumination complète, nous continuons de nous tromper, à quelque niveau que nous nous trouvions, nous sommes toujours des êtres humains,  nous sommes dans cette catégorie d’être un être sensible, comme je viens de le traduire, un être avec une conscience, qui continue à se tromper, nous allons continuer à commettre des erreurs.  Nous allons continuer à commettre des erreurs et les autres aussi, les autres êtres humains. Et si, nous  utilisons leurs erreurs comme cause  d’agression, d’aversion, d’émotions ou de sensations désagréables, nous arriverons à la fin à nous creuser des opportunités de nous sentir mal parce que nous allons finir par nous blesser nous-mêmes et aussi les autres.

 Alors qu’est-ce que nous faisons ? Qu’est-ce que nous faisons avec ce que nous avons fait ? De cette vie humaine pleine d’erreurs que nous-mêmes avons commises ?  Que faisons-nous avec tout ce que nous avons fait ?  Comment nous plaisons –nous,  nous adaptons-nous  pour nous sentir bien, pour  nous maintenir en  paix, et pour nous permettre  par  nous –mêmes de faire croitre , en les  donnant  l’amour,  la tolérance et la paix  pendant que nous avons tant d’opportunités  de nous permettre de faire cela que nous voulons faire au lieu de nous sentir coupables et mauvais, malfaisants et petits.

Que faisons-nous avec ce que nous avons fait ? Quelle la manière salutaire  de nous relier avec nos propres erreurs ?

D’un côté, la présence de la culpabilité, de nombreuses fois, indique que nous sommes dans l’espoir de devenir parfaits : je ne devrais pas commettre ces erreurs, ce n’est pas ce je dois faire, ce sont des idées très hautes et nous avons l’orgueil de penser que nous avons à les accomplir alors que nous ne sommes pas encore des Bouddhas, nous avons la capacité mais nous ne sommes pas encore arrivés à cette étape de notre formation. Vouloir être sans faute implique une exigence  importante et implique aussi que nous  allons faire justement tout ce que nous allons accomplir avec cette perfection. Mais nous n’allons pas pouvoir l’accomplir parce que  nous allons tomber sous le pouvoir des émotions  perturbatrices, désir, attachement, aversion, colère, orgueil, jalousie, pendant que nous somme sous le coup de ces émotions, nous ne sommes parfaits ,ni tout ce qui est autour de nous n’est parfait . Si nous vivons avec une sensation que nous devons être parfaits, nous nous garantissons de nombreuses souffrances , de nombreuses douleurs,  de nombreux rejets   et ultérieurement nous pouvons  arriver à avoir de l’aversion ou de la haine envers ce que nous avons fait nous-mêmes.

Et cela, c’est la fin, la conclusion logique  du désastre de la culpabilité parce que nous nous identifions  à ces fautes, nous nous voyons comme « terribles », en nous focalisant sur ces fautes, ces erreurs.

Et c’est très triste et dans ces moments quand nous nous sentons coupables, tous, nous le savons, c’est très douloureux parce que nous pensons que cela ne peut changer. Bien sûr, nous ne pouvons pas changer le passé, mais  changer le présent, cela, nous le pouvons.  Et ce serait plaisant d’utiliser cette opportunité que nous avons justement de penser que nous allons désarmer et déconstruire  la base de la culpabilité  des pulsions et conditions internes qui maintiennent la culpabilité. Et aussi, avec la proposition d’avoir une relation saine  avec nos propres erreurs parce que les vérités  ne sont pas équivoques et c’est un moment si fortuné si nous le comprenons bien parce que  nous apprenons de nos erreurs. Tous les pédagogues et les enseignants dans les écoles savent que ce n’est pas mauvais que les élèves commettent des erreurs parce qu’ils apprennent  en faisant des erreurs dans l’apprentissage de la leçon. Je crois que nous le savons tous.

Et si nous n’avons pas l’opportunité de faire une introspection et de voir très honnêtement où il est nécessaire de travailler, c’est très difficile de grandir, parce que  nous ne savons sur quel  point nous devons porter notre attention. Mais si nous repoussons nos erreurs, si nous ne croyons pas faire  de fautes, alors deux problèmes se mettent en mouvement :                                                      
  -D’abord, c’est l’orgueil, parce que nous  nous considérons comme merveilleux et parfaits, ce que nous ne sommes pas.
-Et un autre qui est de perdre l’opportunité de travailler sur ces  affaires.

Ensuite de nombreuses fois,  nous ne voulons pas voir nos propres fautes, parce que, précisément, nous  sommes  convaincus  de cette prémisse que nous sommes parfaits, et si je ne suis pas parfaite, alors je me sens très mal.
Mais, avoir une imperfection n’implique pas que je sois mauvais mais cela implique que je suis humain. Je suis humain, et en notant que nous sommes des personnes avec des fautes, que nous sommes des personnes qui commettent des erreurs, c’est le premier pas pour aller récupérer, en utilisant les opportunités d’être vigilant à  nos attitudes, nos paroles, nos esprits et d’apprendre de mieux en mieux.
Cela peut sembler un peu ironique  que nous voulons repousser les fautes  parce que nous savons  que si nous acceptons de nous considérer comme fautifs, cela va se convertir en une autocréation d’une image très  mauvaise, et de ne pouvoir  garder une image de soi  parfaite, mais tout n’est pas soit blanc, soit noir. Dans le cours de la vie, il y a  un interstice entre le blanc et le noir et dans la vie, tout est bien mélangé, comme les humains justement.
Avec la culpabilité, si nous notons  comment nous nous  mettons en mouvement pour construire cette sensation, nous pouvons voir qu’au cours d’une journée, ou au cours d’une semaine, nous avons de nombreuses actions, de nombreuses activités, de nombreuses rencontres, de nombreuses discussions ,dans celles-ci nous sommes comment nous pourrions le dire, nous arrivons très près de ce que nous voulons être ; et d’autres fois, nous sommes très lointains , nous sommes  très affirmatifs,  très affligés d’émotions perturbatrices, et nous sommes très loin de ce que nous voulons être dans notre conduite, dans attitude avec les autres. Nous régressons. Et nous avons aussi des moments lamentables.
Que faisons-nous ?
Est-ce que nous allons extraire de chaque contexte  une action et nous dire : voilà, je suis comme ceci, je suis comme cela, ah, là, je suis vraiment très nulle, est-ce que nous allons convertir chaque action en une étiquette ou nous allons accepter, nous allons nous accueillir.
Nous allons continuer en faisant du mieux que nous pouvons et quand  nous notons que  nous avons commis une erreur, et là, ce sera l’activité de la semaine : c’est noter, dans un contexte large, et sans s’en offusquer, simplement de noter  que tu n’es pas à la hauteur  de ce que tu aimerais  être, ce qui est une erreur. Et précisément, quand nous notons que nous commettons cette erreur, à ce moment-là, reconnais qu'en toi il y a deux personnes : une est la personne qui s'est trompée et l'autre est une personne sage, sincère, plus pondérée, plus affirmée, plus gentille  plus aimante et plus miséricordieuse qui se rend compte que l'action que tu as commise a été une erreur.  Au moment où tu remarques que tu as fait une erreur, pense alors : je ne suis pas cette erreur, je suis la personne qui observe et qui a la sagesse d'identifier que j'ai commis une erreur. Et à ce moment-là, tu tiens la preuve que  cette erreur ne te définit pas. Ce qui nous définit véritablement  c'est la sagesse, la sincérité de remarquer et de noter  nos  propres erreurs. Et à ce moment-là, dans l’activité  ce n’est donc pas  une erreur de noter les erreurs c’est bon, mais c’est très bénéfique parce je suis la personne qui a noté  qu’elle a commis une erreur. Dans ce moment, tu détiens  le point de vue idéal  pour voir que l’action et la personne sont deux choses.  Une action, une série d’actions sont des bases qui permettent de voir, d’observer, qui peuvent se raccorder, action et personnes sont distincts. Et cette distinction entre la personne et les actions,  faites au fur et à mesure dans la vie peut aller en s’accroissant  tout au long de la vie. Et cette distinction est la distinction qui nous permet de nous assainir de la culpabilité, parce que la culpabilité est  une fausse identité, une association et une identification erronée  entre une action spécifique  et la personne elle-même.
Et avec la colère, le ressentiment, c’est la même erreur qui est commise de penser que la personne qui a commis une erreur ou une faute est  mauvaise. Alors qu’en fait c’est seulement qui a fait une erreur.
Tous, nous faisons des erreurs. Tous, nous avons  des défauts.
Et j’espère que le fait de constater et de noter que quand tu es en train de t’observer, dans ce moment-là, tu as une perspective d’observation envers toi-même  qui te donne la preuve  que cette erreur qui surgit est dû à un jeu, à un ensemble de conditions et de causes dans un contexte, qui n’est pas toi.
Et il est important de faire la distinction entre les actions et la personne pour travailler avec le pardon, pour travailler avec la tolérance, pour nous protéger, face au poison de l’agression, de la rancœur, et aussi nous protéger face à notre propre sous-estime, de nous protéger face à une culpabilité qui nous paralyse.
Et quand nous nous saisissons d’une identité négative, cela exige beaucoup d’attention, beaucoup de force pour défendre  cette identité, parce que  cette identité est construite, fabriquée avec des fictions  , c’est une histoire, une narration  que nous nous racontons et si nous notons comment nous défendons cette idée de culpabilité par ces histoires :tu as vu, ce qu’il m’ a dit, pourquoi est-elle si dure , tata, tata etc…:et nous allons nous raconter , c’est vraiment une histoire qui nous suit et nous affaiblit, qui ne nous quitte plus , mais l’enthousiasme nous quitte et cela nous empêche de grandir , mais nous ne devons pas faire cela, parce que nous ne sommes pas cela.
Et cette confusion que nous rencontrons si souvent  en espagnol entre le verbe «  estar » et «  ser », en réalité nous ne sommes pas cela mais nous pensons que nous sommes cela. Nous paraissons  être cela à ce moment précis où nous nous trompons .Nous paraissons être et cette idée de paraître maintient bien vivant la possibilité l’éventualité idéale que cela se produit en fonction du contexte, que c’est provisoire, que ça peut changer parce que  ce n’est pas notre nature d’être. Quand nous allons au profond pour voir ce qu’est notre nature réelle, c’est tellement lumineux que nous ne pouvons pas nous identifier aux erreurs, aux fautes, aux paroles de ce contexte, c’est très simple et purement merveilleux.
Et plus nous nous identifions avec les erreurs que nous commettons, plus nous  dévions, plus nous quittons la vue  vers où nous allons, plus nous nous éloignons de ce que nous sommes, nous sommes de nombreuses choses à la fois, et nous pouvons décider parmi tous les champs de possibilités qui définissent  l’existence humaine.
Dans toute cette étendue, nous avons besoin de nous nourrir  mais pas de quelque chose de douloureux, nous pouvons étendre ce que nous sommes, nous pouvons nous identifier avec les actions positives que nous avons faites.
De la même manière, si c’est ardu de pouvoir remarquer avec  équanimité les erreurs que nous avons commises. Lorsque nous voyons avec équanimité, nous pouvons noter nos erreurs grâce à cette équanimité, c’est l’opportunité de les utiliser  pour progresser : les  fautes, les erreurs, les moments de réaction, de négativité…
Que faisons-nous ? Comment être an relation sainement avec les autres ? 
Pendant la session des pratiques de purification comme celle  de Vajrasattva, toute la pratique de purification du karma négatif, en utilisant l’aide apportée par la transformation  de nos erreurs. Mais, dans ce contexte, je veux  vous montrer une direction un peu différente, bien que, suivre toutes ces pratiques soient énormément  puissant pour voir les fautes, les découvrir et nous faire travailler, nous rendre  meilleurs. Toutefois, si tu n’as pas  une bonne compréhension de ce que tu es en train de faire et si tu n’as pas une bonne guidance dans la pratique de Vajrasatta, il est possible  de mal  comprendre les visualisations et au final, de te sentir accablé en voyant toutes fautes et toutes erreurs qui ont été commises.
Donc, pour aller dans une direction un peu différente, quand nous avons noté quelque chose que nous avons fait d’indigne, nous pouvons faire une pratique personnelle par laquelle nous notons, nous reconnaissons  nous être trompés et  simplement décider de ne pas le répéter. Nous posons comme la fin, et quand une chose est finie, il y a une nouvelle, en principe.
C’est une pratique personnelle, une forme  de confession, comme l’appelle mon lama le XVII Karmapa, et durant cette semaine nous avons travaillé sur un livre sur ses enseignements et dans le processus de  cette rédaction, a été ajouté un nouveau commentaire qu’il n’a pas donné pendant ses enseignements , que ce qui était le plus valable dans les pratiques de confession qui existent dans les différentes traditions chrétiennes et  bouddhistes, c’est l’opportunité d’exprimer, de ne pas refuser , de ne pas  dissimuler et de pouvoir extérioriser une erreur et ensuite, se séparer de l’erreur.
Et comme l’a exprimé S.S. Le Karmapa, le mot tibétain pour confession  indique : séparation, c’est détacher, séparer.
Et cet acte de séparation, on peut le faire de cette manière, de ce qui va suivre. Cela ne veut pas dire qu’il faut se confesser avec une autorité religieuse, tu peux, si tu le veux, le faire avec une personne religieuse, prêtre ou autre, avec qui tu as déjà cette relation ; mais tu peux aussi le faire a avec un ou une amie, mais aussi, je dirai, tu peux aller te promener dans la nature sauvage  et le dire aux arbres, à l’air, au vent, aux nuages. Dis-leur que tu t’es trompé, que tu as fait une erreur…Et à partir de là, tu ne dois plus revenir en arrière. Tu décides avec cette personne, que ces choses sont derrière..
Et la personne que tu es maintenant, tu te le dis, est une nouvelle personne. Et tu vas te transformer ainsi tout le temps. La personne que tu étais et celle de maintenant, nous sommes la  même continuation  mais renouvelée  tout le temps, rafraichie. Et c’est le moment de prendre une résolution sincère qui nous permet  si nous la faisons sincèrement  de  rejeter, renvoyer  dans le passé l’erreur, et nous sortons de l’erreur, en changeant, modifiant, corrigeant l’erreur, en la convertissant.
Voici donc une autre activité qui peut être faite cette semaine :  
Fais ceci au moins une fois par semaine. S'il y a un souvenir qui te pèse et qui t'attriste quand tu t'en rappelles Cela te fait revivre activement le mal que tu as fait, exprime le à l'air, aux arbres, au soleil, la lune, les étoiles ou à une certaine personne à laquelle tu confies. Ce ne  doit pas être une longue conversation affligée. Verbalise l’événement, en comprenant que tu as effectué cet acte dans le contexte de telle ou telle émotion, ce qui a été quelque chose d’erroné et que tu  ne veux pas le  refaire.
Et si, encore, la vérité est que cette émotion  revienne et que se reproduise la même erreur, à nouveau, les paroles, les actes se répètent,  nous avons, encore,  cette fois-là, la sagesse ancré qui va nous dire : Non, ce que je parais  dans ce moment, je ne le veux pas, et nous le prenons encore avec nous, tel que c’est, et je vais me renforcer à nouveau, encore plus, et je ne vais pas le répéter.  Et c’est une manière de ne pas le nier nos erreurs, de cultiver une attitude de recherche sur soi-même, mais de la même façon,  c’est voir là où l’on se trompe et le réparer.
Et dans l’idéal, avec cela, la personne coupable nous donne la permission de ne pas ainsi, de ne pas nous laisser entrainer à nous identifier à nos actions erronées. Et c’est une manière d’être attentifs, de cultiver  une approbation, une tendresse, un amour  avec nous-mêmes.  Et quand il y a quelqu’un que nous aimons beaucoup, nous avons la capacité de voir ses fautes parfois, et si nous ne perdons pas notre capacité  analytique,  nous ne l’identifions pas à ses fautes, mais  en nous basant sur cet amour, nous allons accepter la personne, nous croyons en la personne et nous allions nous allier à la personne en étant ami de la personne telle qu’elle. Avec cette perspective, nous pouvons prendre son parti en face des actions et nous pouvons travailler avec les actions erronées comme un bagage de la personne et non une partie intégrale qui tâche la personne.
C’est une idée très très importante de tout le système de pensée bouddhiste que nos erreurs et nos fautes ne nous salissent pas, ne nous tâchent pas, ne nous définissent pas, ne forment pas une partie de ce que nous sommes. Et nous avons, à chaque instant, quand nous nous accordons, quand nous   arrivons reconnaitre  chaque  erreur dans ce moment-là, nous avons la preuve que c’est certain : je ne suis pas la personne qui le fait,   je suis la personne qui le reconnait qu’il y a une erreur, qui indique, que je suis meilleur que cette erreur.
J’ai la capacité de regarder dans une perspective beaucoup plus large, plus équanime, plus sage.et la perspective sage  c’est de vois que les erreurs ne nous salissent pas, alors nous pouvons l’appliquer aux autres aussi. Et dans cette phase de travail avec la culpabilité, cela nous permet d’expulser les auto-récriminations, les autos-mortifications, cela nous permet de sortir tout cela, non comme une partie  intégrante de soi, mais comme ce qui peut sortir, ce que je décide de faire sortir, en évoquant autre chose n en m’identifiant à la partie de moi qui n’est pas cela., cela que je connais, que je sais, que je reconnais comme se trompant .
Ce processus de sortir cela de nous-mêmes est par l’intermédiaire de la compassion, de la tolérance et de l’équanimité mais que nous appliquons sur nous-mêmes. Et c’est très important si nous voulons, en réalité, cultiver la compassion pour tous les autres, nous avons besoin d’être compatissants avec nous-mêmes et je crois que sentir combien est douloureux de nous attaquer  brutalement nous-mêmes, combien c’est négatif, combien cela nous paralyse,  combien nous sommes  tristes, nous voyons l’impact nous voyons que nous ne nous donnons pas d’espace pour progresser et si nous pouvions percevoir directement les dommages et la douleur  que nous nous causons nous-mêmes, alors nous pouvons voir ce que nous faisons aux autres quand  nous le faisons, quand  nous regardons  erreurs et que nous pensons que cela est  la personne.
Et si nous voulons qu’une personne qui pense  que nous lui avons causé  une douleur qui l’a atteinte, si nous  voulons qu’elle  change  et grandisse, nous avons besoin de donner de l’espace à sa conception mentale émotionnelle pour s’étaler. Il y a une question de la semaine précédente : comment travaillez avec le ressentiment, c’est très bien mais que faisons –nous  quand cela arrive ?  Quelles actions devons –nous faire ?  Je crois qu’il faut faire  une pratique complète, cependant je crois que cette division que nous faisons entre actions et personne nous permet en nous basant  sur la compassion pour la personne de pouvoir refuser l’action. Je crois que c’est l’essentiel dans la manière d’être dans cette situation : ne pas accepter l’action, ni pour les autres, ni pour soi-même. Mais nous la convertissons, nous confondons cette action avec la  personne. Et il est important de maintenir cette distinction parce que, quand quelqu’un nous maltraite ou nous blesse, il y a une tendance de nous sentir comme étant victime ou affaiblie et de voir la personne comme  très puissante. Cette image, cette identité que nous donnons à l’autre personne est aussi indigne pour nous-mêmes.  Si ce pas de rejeter l’action ou de ne pas l’accepter,  comme une forme de protection  de ta part, comme une forme de protection des autres, mais aussi d’attirer  l’attention de la personne sur cela et de chercher ce qui se passe. De ne pas permettre que cela continue ainsi.

Si les modèless de conduite que nous avons nous-mêmes, que nous commettons encore d’autres fois, il est encore  plus important de trouver et de fortifier  la partie de nous-mêmes qui  la plus forte,  plus sage, plus rationnelle,  plus équanime   pour pouvoir affronter, lutter, éliminer ces modèles. Et pour que quand nous voyons un modèle d’actions, pas une action seule, mais un modèle, une habitude d’actions, de nous apercevoir que ces actions se répètent. Chaque action est  unique, chaque action surgit dans un contexte, dans une situation ; elle n’est pas constante. Elle ne forme pas partie intégrale ni un pôle qui nous définit. En nous définissant de manière   plus saine, plus positive, plus puissante depuis ce lieu  à l’intérieur de nous-mêmes, c’est delà que nous allons, clairs,  voir chaque erreur et que nous reconnaissons que je me suis trompée, et que je coupe, je tranche et je me sépare de cela…
Pour que ce soit un processus honnête, nous avons besoin  de donner une valeur  de regarder nos erreurs, si nous nous sentons accablés : » oh, j’ai fait cela ! Je suis donc une  personne si terrible ! », Cela est une action qu’il faut travailler.
Avec les erreurs, aussi, et spécialement si on les voit comme étant un modèle répétitif d’actions, il est recommandé dans ce cas-là,  il faut travailler une action à chaque fois. Sinon, si on pense que l’on va éliminer toutes les erreurs et toutes les fautes est une  façon de pratiquer spirituellement, plutôt   que d’avoir plein  de fronts ouverts en soi,  pour se battre avec toutes  les erreurs, travailler  l’une et quand elle s’est affaiblie, alors passer à une autre.
Cela donnera une vision plus large de ce qui est en place, c’est un processus, comme le  processus  de la croissance organique qui a besoin de temps, un processus dans lequel notre esprit  nous montre des intentions pures, des aspirations où nous avons  un pouvoir incommensurable, dans lequel nous pouvons intervenir dans le processus, nous pouvons  décider dans quelle direction nous voulons progresser, travaillant pas à pas, à chaque fois, et en sachant pourquoi nous le faisons.
Nous le faisons par amour pour tous les autres, parce que nous sommes tous frères et sœurs, parce que nous sommes tous le ciel vaste, avec des erreurs et des chutes qui se perdent dans l’océan profond de notre esprit et de notre être. Et ce processus de  commencer à faire attention à nous avec beaucoup de tendresse est le premier pas ou le pas qui permet de faire attention à tous les autres avec la même tendresse, la même approbation, la même acceptation. Pas en acceptant  les actions indignes, mais en travaillant sur les actions indignes, comme attention à la personne que nous sommes.
Dans la semaine, faisons les deux activités dont je vais parler.
1. Tout au long du jour, sans faire des jugements et dans un vaste contexte, remarque si tu as commis une erreur ou une action qui n'est pas à la hauteur de de ce tu aurais aimé  faire. A ce moment-là, reconnais qu'en toi il y a deux personnes : une est la personne qui s'est trompée et l'autre est une personne sage, sincère, affirmée, plus gentille et miséricordieuse qui se rend compte que l'action que tu as commise a été une erreur. Pense alors : je ne suis pas cette erreur, je suis la personne qui observe et qui a la sagesse d'identifier que j'ai commis une erreur et cette erreur ne me définit pas. Ce qui me définit c'est la sagesse de remarquer mes propres erreurs.
2 Fais ceci au moins une fois par semaine. S'il y a un souvenir qui te pèse et qui t'attriste quand tu t'en rappelles Cela te fait revivre activement le mal que tu as fait, exprime le à l'air, aux arbres, au soleil, la lune, les étoiles ou à une certaine personne, un(e) ami(e)  à laquelle tu te confies. Ce ne  doit pas être une longue conversation affligée. Verbalise l’événement, en comprenant que tu as effectué cet acte dans le contexte de telle ou telle émotion, ce qui a été quelque chose d’erroné et que tu  ne veux pas refaire. Quand tu as fini cette verbalisation, cette reconnaissance  qu’il y a eu une erreur, à ce moment –là, c’est fini, cela sort définitivement de ta mémoire, et si jamais cela revient, alors  là, tu peux te dire, non, c’est bon, cela c’est terminé, toute l’impulsion qui a existé à ce moment-là, l’émotion qui m’a poussée à faire cette erreur, c’est fini et maintenant, je repars. C’est une renaissance.
Et j’espère que les deux activités, l’une et  l’autre, au fur et à mesure des jours, va permettre de cultiver la capacité de voir nos erreurs et de les utiliser pour croître et s’élever sans nous sentir  souillés, affaiblis. Nous comprenons que nous sommes tous ainsi puisque nous sommes des êtres humains, nous sommes imparfaits. Mais cette imperfection peut nous servir pour nous élever si nous le reconnaissons, si nous acceptions ce moment où nous avons fait  cette erreur. Mais en travaillant avec nos actions, une à une, sans partir avec cette association ultime : je suis ce que j’ai fait, au contraire donnons-nous cet espace  de réaliser que nous sommes beaucoup plus grand que ce que nous faisons et de nous identifier avec la personne sage  qui a identifié l’erreur , la personne tendre et aimante , que se passe-t-il alors, si nous nous acceptons, même si nous commettons des fautes , c’est comme le premier pas, pardonnons-nous  nos erreurs comme un autre pas, cela renforcera notre capacité de pardonner aux autres



-DIMANCHE 15/1/12

La rancœur et le ressentiment. (36e conférence)

 Voici, les activités de la semaine :

1 Note comment tu réagis avec n’importe quelle  situation pénible qui est déjà passé. Revois  si tu la recrées et alimentes  la sensation d'avoir été blessé. Surveille que tu n’es pas en train de construire activement la  douleur en toi même.

2  Quand tu rencontreras  une fois de plus une situation négative, demandes-toi(- qui est-ce qui la recrées) en disant « moi »tu  peux penser « ceci me cause un dommage, mais cela ne rend pas service, j’ai une autre option, je peux  ne pas penser ainsi ».
-DIMANCHE 8/1/12

L’amitié comme pratique spirituelle


L’amitié comme pratique spirituelle, les amis dans la pratique spirituelle
Cette  semaine, ce jour est consacré à parle de l’amitié et des amis. Je crois que tous savent qu’une de mes amies, très proches  a eu un accident cérébro-vasculaire et a failli mourir et nous vous avions demandé de dédire vos aspirations, vos pratiques et vos prières  et je suis vraiment très ,très heureuse de pouvoir vous dire qu’elle récupère de manière incroyable, a tel point qu’elle a été envoyée dans un hôpital spécialisé et qu’ayant reçu tant de prières, d’aides, que sa condition physique  devient très bonne. Et c’est vraiment une très bonne nouvelle. Et la majorité d’entre vous ne la connait pas Lama Namdroeul  mais me connaisse moi, vous me connaissez, je la connais, et dans ce moment-là, il y a eu  une connexion qui s’est créée, et en créant cette connexion et en écoutant  Namdroeul , cela a profité à une expérience et à la connaissance qui nous a tous  réunis , et aussi a formé une partie de la contemplation de la pratique de la semaine parce que cela a inspiré ou animé le fait de contempler cette expérience qui est de partager un peu de ce que j’ai appris  personnellement de cette amitié et  non pas précisément de ce que  nous avons fait mais surtout du chemin spirituel que nous pouvons partager.
Je crois que dans des termes généraux, je crois que tous nous pouvons tous probablement acceptés d’avoir des amis  est crucial pour avoir une bonne vie. Réellement, si vous n’avez aucun ami, ce sera difficile de penser que vous êtes une personne heureuse.  Les amitiés nous ouvrent, nous accompagnent, nous offrent  quelque chose de très important dans la vie et ici, nous parlons du chemin spirituel, en général.
C’est une relation qui, au contraire des relations familiales, c’est une relation que nous avons choisie, et il est certain que la familiarisation fait partie de la formation d’une amitié, car c’est  deux personnes qui se connaissent de plus en plus, mieux elles se sentent ensemble, plus il y a de conditions pour que croisse une amitié. Toutefois, il y a un élément   d’une relation que tu souhaites, que tu veux et dans le moment  où commence  la relation avec une personne, cette personne n’est pas encore une amie. Et dans les relations, au milieu du champ des relations, les amitiés ont l’aspect  d’être là où nous pouvons exercer et voir notre propre liberté. Et de ce manière de penser que nous pouvons, que nous choisissons  cette amitié, il y a un  danger à ce moment-là d’entrer dans la discrimination. Parce que c’est cette personne que je choisis comme ami et tous les autres, non.
Il y a une chose  toujours  à faire, c’est  de pouvoir contempler, regarder les différents aspects  qui nous enseignent beaucoup. Dans les textes anciens bouddhistes, les différentes épithètes pour décrire le Bouddha, l’un d’eux dit que c’est le meilleur ami.
Il y a une prière, utilisée comme texte de dévotion dans celles qui sont écrites (nous l’apprécions particulièrement) , elle décrit particulièrement son respect, ses remerciements , son admiration de contempler le Bouddha , dans sa vie, et il est dit qu’il est le meilleur ami que nous pouvons avoir.
Je crois que d’un côté, c’est un petit peu, comme dire, c’est un grand maître, c’est un saint, c’est un être éveillé, mais dire que c’est notre ami, c’est , comment dire, très intéressant, non !
Et comment ressent-on de le dire ?
Qu’est que cela implique de dire que le Bouddha nous  regarde, nous considère comme un ami ?
Et cela nous enseigne, nous indique certaines caractéristiques du Bouddha.
L’un est sa capacité est de manière inconditionnelle et complète de se désintéresser de  ses propres intérêts et de se préoccuper seulement de notre  propre bien être. Et de manière idéale, c’est ce que nous recevons de nos amis. Nous savons que quand nous avons des problèmes, si  nos amis sont occupés dans d’autres tâches, ils laisseront ses tâches et viendront à notre aide. Et quand nous avons une crise, quelle chose de très grave, nos amis ne vont pas dire : oui, pour toi, cela parait important, mais pour moi, cela ne l’est pas ; nous savons que nous pouvons compter sur eux, lorsqu’il s’agit d’une amitié authentique.
Et cela, je ne sais pas si c’est pareil, parce que dans le cas de Buddha, cette capacité d’être complétement orienté  de soi vers l’autre, à l’autre personne, c’est en regardant le Bouddha, comme l’erreur de se sentir séparé, c’est l’erreur du à l’égo de penser et sentir que c’est moi qui reçois, comment me voit-il, comment me regarde-t-il, comment me traite-t-il ? Tout cela, c’est « moi ! », c’est « à moi « ! »…
Quand je vais vers  l’autre, cette préoccupation de comment les autres viennent à moi n’existe pas. Cela ne veut pas dire qu’il faille « être une personnalité », mais être une personne très puissante et  il n’est pas nécessaire d’alimenter ce sentiment  d’être une personnalité.
En outre il veut utiliser sa présence pour le bénéfice des autres.
Avoir quelqu’un dans notre vie, c’est  être r complétement confiant que quand il  y a notre intérêt  et d’autres intérêts,  ou son intérêt, son intérêt ne va l’intéresser. Quand je vais parler de mon bien-être, rien d’autre ne va l’intéresser, parce que son intérêt, son unique intérêt est mon bien-être.
Ceci est un modèle idéal de l’amitié.
Un autre aspect  de comment  expliquer cette idée que Le Bouddha est notre meilleur ami vient  de ce qu’il a fait. Il voit ses disciples, il les voit tout au autour de lui, complétement, ce qui veut dire, qu’il n’est pas troublé par ses filtres ou des étiquettes qui sont posés, il voit la personnalité totalement, dans tous les contextes. Cela se produite grâce à sa sagesse. Mais aussi, il vient et regarde, avec une équanimité totale, dans laquelle il n’y a aucune aversion, pour nous, quand  nous sommes équivoques, il nous reconnait même quand nous  sommes perturbés par nos émotions. Quand il voit que nous faisons quelque chose envers une autre personne, le Bouddha  le voit   comme venant  de notre propre nature, il est convaincu et sait  exactement ce qu’il en est de nos actes.
Je crois que c’est quelque chose qui existe dans les amitiés, dans mon expérience, je crois  que c’est  une chose très salutaire que les amitiés  sincères, authentiques nous offrent, que nos amis  très très proches ne sont pas du tout   aveugles envers nos fautes .Si ce sont de bons amis, ce sont les mieux placés pour nous indiquer nos propres  fautes parce que nous n’avons pas  le moyen  de connaitre ce que nous allons repousser, si, dans la conversation arrive la possibilité que nous faisions des fautes.
Les bons amis connaissent nos trucs, nos manières de dire, de parler, toutefois ils s’aperçoivent de tout ce qui se passe mais ce qu’ils veulent c’est être nos amis, ce sont nos amis.
Ce qui est important, c’est ce que nous offrons dans ce contexte pour faire croitre notre chemin spirituel, si fragile, si  difficile à consolider  et si précieux  dans lequel nous prétendons être meilleurs que nous sommes. Mais dans l’amitié, nous allons de plus en plus  cultiver le meilleur de nous-mêmes.
Nous n’allons pas nous laisser aller à dire : «  bon, c’est comme ça, je suis ainsi, mauvaise, nulle », si non nos amis, nos bons amis, vont nous épauler, nous  supporter à nous battre contre nos erreurs,  et pour cela, si nécessaire ils  parleront avec nous de ces erreurs, ils nous écouteront en parler, ils entendront quand nous affirmerons avoir commis ces fautes, discuterons de ces erreurs sans penser   que personne ne va le repousser. C’est une chose très très  précieuse et ce que nous recevons de nos  maîtres spirituels.
Nous ne devons pas avoir  honte, car dire nos erreurs, parler de nos fautes que nous pouvons commettre, nous pouvons le faire dans un contexte d’approbation, où n’est pas exposée la personne que nous sommes.
De nombreuses fois dans les amitiés, c’est une condition cruciale qui nous permet de pouvoir affronter, de voir la conscience difficile de savoir que notre meilleur(e)  ami(e) , quelques soient nos fautes, va nous accepter.
Et toutes ces indications  sur le type d’amitié que Bouddha nous offre, ce ne sont pas de qualités  particulières qui appartienne tau Bouddha uniquement parce qu’il est le Bouddha ! Ce sont des capacités que nous avons et la preuve de cela c’est  que nous avons de très très bons amis.
Et là, je crois qu’il  faut clarifier un point, le Bouddha ne cherche pas à avoir des amis, il ne cherche pas à ce que les autres l’aiment. Ce qui intéresse les Bouddhas, les bodhisattvas, c’est être en amitié avec tous les autres. Et cela, pour nous autres, dans de nombreux moments de nos pratiques spirituelles, est comme  une balançoire parce qu’à chaque fois dans les relations, ce qui nous intéresse c’est ce que nous recevons et à d’autres moments, nous sommes plus intéressés par ce que nous donnons aux autres.
Et dans tous les échanges, dans toutes les relations, ce mouvement indique qu’il y a bien un échange.
Mais où mettons-nous l’importance ? Où mettons-nous notre attention ? Qu’est-ce qui qui compte le plus pour nous ?
En général, dans presque tous les cas, je crois que nous pouvons dire, que dans un chemin spirituel, et spécialement dans la lutte pour affaiblir et écarter notre égo. Dans cette lutte, quand nous réalisons la force de la présence de l’égo, de nombreuses fois  l’égo vient avec l’orientation de recevoir, de focaliser sur ce que nous allons recevoir et cela va  affaiblir  ce sentiment d’être   un enfant gâté, nous pouvons simplement modifier notre point de vue et nous concentrer sur ce que nous recevons, en cessant ceci : « Comme est-ce qu’il me donne? Qu’est-ce que je peux offrir ? Comment est-ce qu’ils me traitent ? » pour uniquement se préoccuper de ce que je donne, de comment je traite les autres. Et dans ce moment, une  question apparait : » qu’est-ce qui t’intéresse le plus : avoir des amis ou être un bon ami ? » voilà ce qu’il faut se demander.
Et je crois que nous pouvons le prendre comme activité  pour la semaine, je crois qu’on peut l’appliquer à toutes les relations, mais plus particulièrement aux amitiés.
Activité n°1.
Au cours de vos réunions et vos conversations avec des amis, demandez- vous si vous êtes  concentré sur ce  vous recevez, ou ce que vous donnez à l'autre personne. Si vous remarquez que vous êtes plus préoccupés par  ce que vous pouvez recevoir, tournez votre attention sur ce que vous pouvez offrir à l'autre.
Ce qui est important dans l’entraînement à être un bon ami, c’est un élément qui existe dans toutes les amitiés, une tendresse naturelle, car les amis se permettent d’être tendres les uns avec les autres, quoiqu’ils traversent ils le vivent avec tendresse. Et naturellement, cela fait du bien quand on voit que les amis prennent les choses de manière positive. Et l’on peut voir que de nombreuses émotions positives existent dans l’amitié, l’entraide, le secours, etc.. Dans ces relations, surtout s’il s’agit d’une amitié authentique, on peut se permettre d’être tendre, d’avoir de l’intérêt pour le bien-être de l’autre et cela permet dans ces relations d’amitié de travailler sur ce qui peut entrer  et éventuellement contaminer l’amitié. Et cela va nous pousser à faire la distinction  entre ce que nous recevons et ce que nous donnons  et cela nous pouvons l’appliquer dans de nombreux aspects de notre pratique spirituelle.
Quand nous travaillons sur les relations, un commentaire que les gens font souvent, c’est que l’amour et l’attachement dont difficiles à distinguer. Pour moi, cela me semble assez facile à distinguer.
Si tu te regardes quand tu sens en toi un moment de confusion, tu  peux te demander qu’est-ce qui m’intéresse le plus : comment je me sens, qu’est-ce que je reçois ou qu’est-ce que je donne ? Qu’est-ce que l’autre personne sent, reçoit?  Le bonheur, le bien –être de la personne ou ma satisfaction ?
Et quand on a évoqué le bien être, le  bonheur, la félicité de l’autre personne, on a le sentiment d’être riche, une sensation riche de pouvoir faire cela. La sensation de l’attachement est pauvre parce que cela nécessite d’avoir plus, et plus, nous sommes toujours en train de demander, de rechercher à obtenir plus de l’autre et de n’avoir jamais assez.
C’est un changement de direction dans l’esprit, on se retourne et tout change, cela alimente l’amour et la compassion et note attitude devient totalement  saine et vertueuse.
Et cela est difficile, cela nécessite de cultiver l’habitude de nous questionner, de nous observer, et aussi de contempler, prendre l’habitude de nous questionner, nous contacter souvent avec  nous-mêmes. Comment nous n’avons pas l’habitude de nous interroger, de nous dire : mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? », de nombreuses fois, ce sont nos amis qui le font pour nous. Mais « comment es-tu en ce moment ? » et l’on se rend compte alors qu’en vérité, on ne le sait pas.
De nombreuses fois, ce sont les amis qui nous donnent  l’occasion de contempler ce que l’on vit, ce que l’on traverse. Ce sont le miroir de notre propre esprit.
Et ce que nous essayons de faire sur ce chemin, le chemin bouddhiste, est de nous entrainer à nous regarder, à observer cet esprit comme notre propre miroir, le miroir de notre esprit.
Mais pendant que nous allons nous entrainer, nous allons être aussi le miroir de nos amis.
Maintenant, je crois qu’une question peut alors surgir, doit surgir : mais que faire si les amis ne s’intéressent pas vraiment à notre bien-être ? Comment faire si nos amis nous demandent toujours et que nous donnons, donnons, pendant que l’autre ne s’intéresse pas à ce dont nous avons besoin ?
Et il est certain que s’il n’y a pas cette équanimité  immuable et cette sagesse profonde du  Bouddha, nous pouvons considérer cette relation  comme unilatérale, et pour le Bouddha, ce concept que les relations  sont unidirectionnelles est  insignifiant parce que son empathie, sa reconnaissance de l’autre sont complétement véhiculées vers l’autre. Ce mot que nous employons de «  véhiculer » peut être senti comme un mot débile parce qu’il indique deux choses distinctes, séparées qui se rejoignent pour former un ensemble. Mais, dans le cas de Bouddha, il se sent perméable aux autres, et il reconnait aussi que les autres sont perméables les uns aux autres, que l’on ne peut pas faire cette séparation. Conceptuellement, il y a une barrière qui est faite, mais, de manière ultime, ils ne sont  pas autres.
De manière ultime, la séparation que nous faisons entre  « moi »  et l’autre est erronée.  Cela est l’enseignement de l’interdépendance.
Dans les amitiés, nous avons un cadre dans lequel nous pouvons expérimenter ce qui est impliqué  par l’autre personne et savoir ce qu’est  l’autre, mais pas  en termes absolus, que son amitié et son bonheur sont importants pour nous, que mon bien-être et le bien être de mes amis sont connectés. Et que je suis heureux lorsque l’autre est heureux !
Je crois que les amitiés authentiques sont très faciles à faire, toutefois il y a le danger de se demander si avoir tant d’amis est si positif, il est sûr que dans les textes, quand nous prenons refuge, pour entrer dans le chemin bouddhiste, nous prenons refuge  et décidons de chercher des amis vertueux. De ne pas suivre la direction qui est indiquée par les amis non vertueux. Bien sûr , il est dit qu’il ne faut pas abandonner les autres, mais si tu es influençable et si tu n’es pas suffisamment fort,  pour rester stable dans ta vertu, ta confiance, toutes les personnes qui pratiquent des actes négatifs (passions, aversion, agression etc.), si tu te rends compte qu’au contact de ces personnes, tu tombes dans ces travers, alors interroges-toi pour ne pas te compromettre avec eux. Il est important de côtoyer des amis vertueux, et cultiver une relation avec ces personnes et ne pas compromettre sa vertu. Cette compromission est de faire certaines choses avec ses amis non vertueux.
Ainsi, de manière ultime, c’est important qu’avec  les personnes que tu rencontres, tu cultives une relation d’amitié.  C’est très important de côtoyer des mais qui reconnaissent tes capacités d’amour, de sagesse, d’être équanime pour cultiver une bonne connexion.
Il faut créer les conditions pour vivre une amitié spirituelle comme la Sangha (c’est le mot utilisé par le Bouddha pour parler de  la communauté monastique). C’est une communauté qui rassemble des personnes liées pour  la vertu, reliée par l’amitié. Un maître spirituel est un ami de vertu ou un ami de bien.
Le maitre voit le positif en nous, nous aide à modifier nos erreurs, c’est un ami qui nous permet de transformer nos actions.
l y a un enseignement très  inspirant, en langue palie, au sujet d’un échange entre Ananda et le Bouddha. Ananda écoutait une conversation entre des moines. Ananda avait une position très spéciale dans la Communauté monastique puisqu’il était l’assistant du Bouddha. L’un  des activités était d’écouter tous les enseignements du Bouddha, Ananda était toujours assis à côté du Bouddha, observant et écoutant la Communauté. Les moines parlaient du fait qu’il n’y avait beaucoup de possibilités de cultiver l’amitié avec le maitre, mais qu’Ananda était un très bon mai, aimable, attentionné. en fait, être un bion mai, c'était ne pas prendre parti pour une seule personne. Cela nous devons pouvoir le faire, plus spécialement dans les amitiés, nous devons écarter l’idée que cultiver une amitié avec une personne doit entrainer un conflit ou une opposition avec d’autres personnes.  Être un bon ami, c’est renforcer le côté positif de la personne et l’aider à dépasser les moments négatifs dus aux émotions.
Alors, quand Ananda a écouté cette conversation entres des moines où ils parlaient de l’amitié, du rôle des  amis, Bouddha était assis un peu plus loin, Ananda disait : « Moines, l’amitié est la base de l’a vie spirituelle. Pour vous, qui avez  entendu les enseignements, l’amitié est la base de la vie spirituelle. » Bouddha écoutait  et lui dit : «  Non, Ananda, l’amitié c’est la totalité de la vie spirituelle ! »
C’est quelque chose de très profond de savoir, qu’au centre de notre amitié, nous possédons tout  ce dont avons besoin  pour cultiver toutes les qualités qui nous sont nécessaires.
Nous avons tout ce qui est nécessaire à l’empathie, à la tendresse, pour approuver, pour distinguer entre  la personne que nous aimons, que nous chérissons  et qui nous aime, et cependant  voir ses attitudes , ses fautes, ses erreurs, ses aspects confus, ses moments négatifs et pourtant c’est une personne que nous aimons et nous voulons que cette personne  suive tout le positif que nous voyons en elle,, et dans l’amour ,nous voulons lui permettre de se transformer en s’acceptant, en l’acceptant, sans chercher à nous  montrer meilleur  et cultiver avec cette personne la générosité, la tolérance , l’enthousiasme, l’endurance.
Nous voulons rendre cette personne forte, avec cette amitié.
Mais finalement, pour que  l’amitié  se transforme en la totalité de notre vie spirituelle, dans le chemin dont nous parlons où nous cultivons l’amour bienveillant et  la compassion inconditionnelle, pas seulement dans le cas de nos amis, mais avec tous les êtres, en développant ce sentiment de tendresse naturelle, en le fortifiant et de la même manière, en cultivant notre esprit pour être l’ami de tous , ce qui est la qualité d’un Bouddha.
Être le meilleur ami de tous, de tous.
Bien sûr, comme nous sommes des pratiquants spirituels, nous n’avons pas d’ennemis, mais se rapprocher des personnes qui, ne sont pas proches de nous, et pour lesquelles nous n’éprouvons pas de tendresse, par exemple, les personnes qui nous tracassent, que nous n’apprécions pas trop, ou qui elles, ne nous apprécient pas beaucoup.
C’est beaucoup exiger de nous, de devenir immédiatement ami avec tous, de les aimer profondément et véritablement, mais, si nous pouvons nous entrainer à agrandir le cercle de nos amis ou d’être ami avec l’autre, nous pouvons peu à peu aller jusqu’à devenir ami avec d’autres de notre connaissance.
Et voici la seconde activité de la semaine :
Dans vos rencontres avec des personnes inconnues, soyez avec eux  comme vous êtes avec vos amis. Pensez, s’il (ou elle) est mon ami, comment est-ce que je lui parlerai, comment est-ce que je serai avec lui ? Quelle serait la qualité de l'échange, s'il s'agissait de mon ami ? Comment lui dirai-je bonjour ?
Et dans la réalité, comment serait ma vie, si tous les gens que je rencontre toute la journée seraient mes amis ?
Nous savons comment nous traitons nos amis, là, c’est de mettre en place la même relation avec tous les autres.
Activités n° 2 :
1. Au cours de vos réunions et vos conversations avec des amis ,demandez - vous si vous êtesconcentré sur ce vous recevez, ou ce que vous donnez à l'autre personne. Si vous remarquez que vous êtes plus préoccupés par ce que vous pouvez recevoir, tournez votre attention sur ce que vous pouvez offrir à l'autre.
2 Dans vos rencontres avec des personnes inconnues, soyez avec eux comme vous êtes avec vos amis. Pensez, s’il (ou elle) est mon ami, comment est-ce que je lui parlerai, comment est-ce que je serai avec lui ? Quelle serait la qualité de l'échange, s'il s'agissait de mon ami ?




-SAMEDI 31/12/11
Programme spéciale fin d'année 

 une ancre pour l’an nouveau
Activité semaine 1 
Dans toute situation où tu te trouves, demandes-toi comment l'utiliser pour cultiver la compassion et l’amour. Et, ensuite, utilises-la de cette manière !
Aussi, tu peux chanter avec nous :                                                                                                                         
  Gui na de wa tsog su ngo                                                         
  Pende namkha kyab par shog                                                                                                                           
 Dug na dungel dagi khur                                                                                                                                          
  Khor we dungel gui guiatso tong par shok.
"Quand je me sens heureux, j'offre  cette joie à la Communauté,                                              Que l’espace soit rempli par ce que je dis.
Quand je souffre, qu’alors je sois empli de toute la douleur,                                                    Que les océans de souffrance du samsara se vident …."

Comment manger de la viande, en tant que pratiquants spirituels ?

Vénérable Damcho introduit l'analyse nécessaire aux pratiquants spirituels à appliquer quand ils ne pourront pas se passer de manger de la viande. Bien que le végétarisme soit la meilleure option, ceux, qui pour certaines raisons, ne sont pas prêts à adopter cette pratique, ils peuvent toutefois effectuer une pratique de compassion.

Nous allons parler de la nourriture comme un exemple de pratique spirituelle. Je crois que pour nous donner la sagesse de la compassion, nous devrions nous demander quelles sont nos relations avec les animaux, qui sont utilisés comme des produits, qui sont traités comme s’ils étaient des choses.

Dans le bouddhisme, il y a deux manières de les approcher, en tibétain on dit que si tu manges de la viande, que tu la manges au moins, avec compassion mais cela n’implique pas que c’est par compassion que l’on mange de la viande, pour le bénéfice de l’animal.

Mais il y a des gens, qui en général n’entendent pas ou ne comprennent pas les principes bouddhistes et donc les interprètent.

Ce qui est recommandé, ce qui est dit c’est que si , pour n’importe quelle raison , tu décides de manger de la viande, que tu le fasses avec la pleine conscience de ce que tu es en train de faire, en comprenant qu’un être a souffert pour cela, et fais-le en complète compassion.

Il y a un conte, raconté par S.S. le XVII Karmapa qui parle précisément de ce contexte. Dans l’Inde ancienne, il y a une famille : un fils et ses parents. Dans les temps précédents, il y avait une grande abondance mais il y a eu une sécheresse qui a duré longtemps, longtemps. Il n’y avait rien, aucune récolte, et dans le village, il n’y avait aucune ration de nourriture. L’enfant et ses parents souffraient beaucoup, alors les parents dirent au fils : » Si nous mourrons de faim, cette viande ne doit pas être perdue, que tu la manges pour que tu puisses continuer de vivre. »

Le fils s’écria :« Non ! »« Ce que je veux, c’est que si je meurs, vous me mangiez, mais je ne mangerais pas mes parents. » Et le fils s’est tué.

Alors les parents se souvinrent de ce qu’il avait dit, ce que leur fils unique voulait qu’ils vivent, qu’ils soient vivants, alors les parents, tout en larmes, ne savaient plus, ils ne pouvaient pas le manger, mais ils ne pouvaient pas non plus ne pas respecter son souhait de les voir rester vivre, alors ils le mangèrent.

Cela nous a été raconté pour nous donner un exemple : cela est l’attitude que nous devons avoir et développer si nous devons manger de la viande. Comme s’il s’agissait de notre unique enfant ! Que nous le fassions par ce qu’il nous a demandé de rester en vie !

Et ainsi avec cette compassion, cette intense sensation d’être intimement connecté avec cet être, alors nous le mangeons, avec une attention totale, avec un grand entendement.

Voici les conseils si l’on doit manger de la viande.

 





























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