lundi 25 mai 2015

Bonne semaine sur les pas du Bouddha !


Le Népal a toujours besoin de notre aide.



Qu’est-ce qui donne un sens réel à  la vie ?  C’est une grande question. Pour pouvoir y répondre, nous avons besoin de répondre de manière  également  immense. Nous devons voir plus loin que notre vue limitée. Si nous n’allons pas considérer au-delà de notre propre territoire et nos propres préoccupations personnelles, cette vision sera trop myope.        
 Le XVII Karmapa
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Pour cultiver l’Esprit d’Eveil, on peut s’appuyer sur les vœux de Bodhisattva, chaque fois que la colère monte en nous, la force de l’engagement nous aide à ne pas tomber en son pouvoir. Les vœux de Bodhisattva impliquent par ailleurs un développement complet de notre personnalité dans le sens d’une orientation vers l’Eveil, pour e bien d’autrui, codifié sous la forme des six perfections transcendantes. Ce n’est pas l’affaire d’un jour, mais d’une progression régulière qui évite la hâte et le découragement. En le faisant, nous suivons effectivement la conduite du bodhisattva. Les six perfections sont bénéfiques à la fois pour nous-mêmes et pour autrui : le don, l’éthique et la patience sont davantage tournés vers autrui ; quant à la diligence, à la concentration et à la sagesse, dans un premier temps, c’est à nous-mêmes qu’elles profitent.  
Bokar Rimpoché
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Nous avons une tendance naturelle à croire que nous ne mourrons pas, que nous sommes éternels. Voir clairement l’évolution qui conduit de al création du corps à sa fin, aide à se défaire de cette idée fausse ; la vie humaine a un commencement, se maintient un certain temps et finit par la mort. Devenait conscients du caractère transitoire de notre existence, nous cessons de la prendre pour intrinsèquement réelle, nous relativisons son importance et l’attachement qui nous lie à elle diminue.   
Bokar Rimpoché
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 Dans l’esprit humain, les pensées positives et les pensées négatives sont toutes deux potentiellement présentes. La seule chose qui vaille vraiment la peine de faire pour un être humaine  est, par conséquent, d’essayer de développer les pensées positives, d’augmenter leur pouvoir ou leur force et d réduire le mode de pensée négatif. Si vous faites ainsi, l’amour, le pardon et la bonté vous donneront plus de détermination.                    
Le XIV DalaÏ-Lama
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Quant au karma, il faut là bien comprendre que cela concerne l’esprit et que, par conséquent, ce n’est nullement quelque chose de matériel. Le karma, c’est en fait comme des empreintes qui s’inscrivent dans notre esprit et sont portées par la continuité. Aujourd’hui, nous faisons quelque chose. Puis vient, la nuit où alternent des périodes de sommeil profond, sans aucune pensée, et des périodes de rêves, occupées par c’autres apparences. Pourtant, lorsque nous nous réveillerons demain, nous aurons le souvenir de ce que nous avons fait aujourd’hui. Ce souvenir est comme une empreinte posée dans notre esprit, capable de réactualiser le lendemain.
Le même principe régit le karma. Il n’est pas toutefois définitif, nous en devenons libres lorsque nous obtenons l’Eveil.   
Bokar Rimpoche.
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L’ignorance engendre l’illusion d’un point de vue bouddhiste. Refouler notre angoisse de la mort (notre mort, ceux de nos proches « à qui on tient ») crée par exemple l’illusion de la permanence des phénomènes Alors que la sagesse sait que tous les phénomènes (y compris le soi) sont impermanents (nous y reviendrons).
Autre illusion, c’est l’ego qui se croit réel, solide, unique, stable, en s’attribuant une existence substantielle (principe cartésien : « je pense donc je suis »). La sagesse c’est de reconnaître, comme nous le verrons plus tard, que le soi existe seulement en tant que processus fictionnel social, qui se crée lui-même, parce que nécessaire aux relations interpersonnelles et à la vie sociale. Métaphoriquement certains comparent le « moi » au gérant d’une société qui prétendrait en être le propriétaire.
Eric Rommuélère
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 A la compréhension de l’impermanence doit s’ajouter la prise de conscience de la souffrance propre au cycle des existences. Si nous prenons en considération ne serait-ce que les êtres qui peuplent la terre, nous pouvons constater le nombre des souffrances continuelles qui les affligent, aussi bien physiques qu’intérieures. Il arive, parfois, que nous paraissons heureux et qu’aucune souffrance ne soit visible, mais ce n’est pas un vrai bonheur, car il n’est pas définitif et peut se transformer à tout moment en souffrance. Même un état neutre, par l’opacité mentale qu’il implique entraînera aussi une souffrance. A partir du moment où l’on comprend que tous les phénomènes extérieurs et intérieurs sont impermanents, qu’ils sont tous entachés par la souffrance, et que le samsara est dépourvu d’intérêt, notre attachement aux apparences de cette vie diminue.

Dès lors, nous nous tournons vers les méthodes de libération qui permettent d’atteindre l’état de Bouddha.    
Bokar Rimpoché

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