lundi 6 avril 2015

Que cette semaine vous apporte la paix de l'esprit !




Il est essentiel de ne pas confondre sérénité et apathie. L'une des caractéristiques d'une pratique spirituelle stable est l'invulnérabilité aux conditions extérieures, favorables ou défavorables. On compare l'esprit du pratiquant à une montagne que les vents ne peuvent ébranler : il n'est ni tourmenté par les difficultés ni exalté par le succès. Mais cette équanimité intérieure n'est ni apathie ni indifférence. Elle s'accompagne d'une véritable jubilation intérieure et d'une ouverture d'esprit qui se traduit par un altruisme à toute épreuve.
Matthieu Ricard




Cette précieuse existence humaine, nous la possédons en raison du mérite que nous avons accumulé dans nos vies passées. Encore faut-il maintenant lui donner tout son sens, la rendre féconde par la pratique du Dharma. Non seulement, depuis notre naissance, nous l’avons laissée s’épuiser en vain, nous n’avons pas pu nous consacrer au Dharma, mais nous nous sommes laissés prendre par les huit « dharmas mondains ». Nous avons cultivé l’attachement pour tout ce qui nous favorise et pour nos amis ; nous avons au contraire nourri l’aversion pour nos ennemis et tout ce qui nus menace. Nous n’avons cessé d’être impliqués dans  ce jeu de l’attachement et de l’aversion et de vivre continuellement distraits de l’essentiel.
Quand il faudrait pratiquer le dharma, nous sommes pris par une multitude d’activités quotidiennes, en même temps que par  la paresse et ne sommes jamais disponibles.  De plus, nous sommes pris dans le filet des actes négatifs qui créent en nous de telles habitudes et de tels conditionnements dans notre environnement que, s’il nous faut accomplir quelque chose de bon, surviennent toutes sortes d’obstacles. Mais quand se présente l’occasion de d’accomplir des actes négatifs, nous nous laissons  très facilement emporter. Pour cette raison, nous n’avons pas cessé d’errer dans le samsara.
Jamgon Kongtrul Rimpoché
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Il est dit dans les enseignements : » Puisque les êtres sont innombrables, le fait de souhaiter leur bonheur apporte un bienfait sans limite. » Les êtres sont tellement nombreux ! C’est pourquoi nous ne devrions pas limiter notre bodhicitta à quelques-uns d’entre eux. Pourquoi faire des distinctions et considérer certains comme des ennemis, pleins de haine, d’autres comme des amis affectueux, écarter les uns pour s’attacher aux autres.    
 Dilgo Khyentsé
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Regardons une maison. Du fait que nous ne percevons pas l’impermanence  très subtile, nous avons l’impression qu’elle est la même qu’il y a quelques années. Si, toutefois, on procède à une analyse plus fine, on constate que les molécules microscopiques qui la constituent n’ont pas cessé de se modifier jour après jour, et que la maison, a en réalité, cesser d’exister sous la même forme.  Maintenant, même, cette modification se poursuit. C’est la succession d’altérations qui se situent au niveau de l’instant qui la conduisent ainsi vers sa fin. 
Bokar Rinpoche
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Développant la compassion, il nous faut ainsi :
-par le corps, éviter de tuer ou de réer de la souffrance, mais agir avec gentillesse et douceur ;
-par la parole, éviter la critique, le mépris, la médisance, les paroles qui humilient, qui blesse ou qui menacent, mais parler avec bonté et à bon escient ;
-par l’esprit, éviter la malveillance, mais développer la bienveillance et le sincère désir du bonheur d’autrui.      
Kalou Rinpoché
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L’acte n’est pas le seul facteur intervenant dans la production du karma. La motivation est un paramètre essentiel qui conditionne la puissance du résultat.     
Khenpo Denyeu
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La méditation doit se focaliser sur tes propres délires
 Chaque personne est distincte. Pour quelques-unes, la colère, l’aversion est leur klesha (perturbation de l’esprit) la plus forte, pour d’autres personnes c’est la jalousie, pour d’autres l’orgueil. Dès le début, il est utile de reconnaître la klesha  qui nous afflige le plus pour focaliser la pratique en développant une faculté d’attention qui serve de remède effectif à l’apparition de ces kleshas.
Utiliser notre pratique dans cette vie pour affronter et remédier notre composition particulière de kleshas apportera un résultat très utile dans le bardo et dans la vie en général. Nous voyons que quelques personnes qui pratiquent la méditation durant un temps relativement  court découvrent que leurs esprits effectivement se calment et sont comme « domestiqués » par la pratique, alors que d’autres personnes peuvent pratiquer la méditation pour une période beaucoup plus longue sans obtenir de grands bénéfices.
 Si nous observons les différences entre ces deux types de pratiquants,  nous pouvons affirmer que le samadhi ou la méditation qu’ils pratiquent est fondamentalement la même.
La différence entre eux ne prend pas racine dans la technique de méditation utilisée mais plus dans l’intention ou  l’analyse avec laquelle se réalise la méditation.
Dans le cas d’une pratique de la méditation très effective, la personne applique la méditation à ses kleshas réels, aux problèmes réels auxquels elle est confrontée.
Si quelqu’un a cette intention, alors sa pratique de méditation sert de médicament pour ses kleshas spécifiques,  alors la pratique de méditation agira comme un remède, et pour le moins sera efficace. Mais, au contraire, si quelqu’un pratique une méditation même identique, mais avec une motivation très vague, sans faire d’analyse sur des choses spécifiques qui doivent être travaillées ou abandonnés, alors la même méditation est moins efficace.
Par conséquent, il est important de rappeler que la méditation, et certainement toute pratique du dharma,  deviendra plus efficace quand elle sera appliquée spécifiquement et consciemment comme remède à des problèmes spécifiques ou des kleshas spécifiques. -
Khenchen Thrangu Rinpoche (Le voyage de l’esprit)
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L’examen des différents royaumes d’existence montre que la souffrance est la conduite ordinaire du samsara et qu’elle résulte uniquement des actes négatifs que nous commettons.    
Dilgo Khyentsé Rinpoche

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