dimanche 29 mars 2015

Puisse cette fin de semaine apporter la paix à chacun..






Avec le Dharma, toujours vous vous endormirez heureux
Et heureux vous vous réveillerez.
Intérieurement, vous n’aurez point de défauts,
Si bien que, même en rêve, vous ne verrez que vertu.
...
Le Collier de Joyaux (skt. Ratnavali)




Dans le cadre de la précieuse vie humaine, nous souhaitons être habités par la confiance.
Elle revêt trois nuances :
- la « confiance de la conviction », qui se réfère à notre adhésion complète à la notion de loi du karma, d’enchaînement des causes et des effets, les actes négatifs engendrant la souffrance, les actes positifs le bonheur.
- la « confiance de l’aspiration », qui désire obtenir l’éveil ;
-la « confiance pure », qui est la foi envers les Trois Joyaux, Bouddha, Dharma et Sangha.

Vient ensuite la diligence, sous ses deux aspects : diligence intentionnelle et diligence appliquée. Pour nous, cette diligence consiste principalement à ne pas céder à la paresse dans notre pratique du Dharma, à nous consacrer à l’étude et à la méditation, dans la mesure de nos capacités.

Nous souhaitons ensuite avoir la faculté de comprendre sans erreur les instructions des maîtres et bien saisir ce qu’il faut adopter ou rejeter.

A la qualification avant tout physique qu’est l’existence humaine s’ajoutent donc trois qualifications spirituelles que sont la confiance, la diligence et l’intelligence. 
L’ensemble doit nous permettre d’avoir une pratique correcte sans rencontrer d’obstacles.
Les obstacles peuvent être de trois sortes :
- extérieurs : une personne ou une situation nous empêchent de pratiquer le Dharma
-intérieurs : la maladie
-secrets :    nos propres pensées ou perturbations mentales.  
Bokar Rimpoche
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La plupart des gens ne voient que leur propre souffrance et se lamente sans cesse sur eux-mêmes : « Que je souffre ! Que cette maladie est dure ! Que mes difficultés sont grandes!» Jamais ils ne pensent à prendre en considération les souffrances des autres. 

Lorsque nous ne comprenons pas les souffrances  des autres, nous accomplissons beaucoup d’actes qui leur sont nuisibles, et par ce caractère négatif, entraîneront dans nos vies à venir des souffrances pour nous-mêmes, que nous ne désirons pas.

Dans le bouddhisme et plus particulièrement dans le grand véhicule, le simple fait de prendre conscience des souffrances et des difficultés des autres est regardé comme une attitude intérieure très bénéfique, car elle permet que l’amour et la compassion naissent en nous naturellement.    
Bokar Rimpoche
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Non seulement, il n’y a pas lieu de craindre la mort, mais nous devons l’envisager comme une bonne chose. D’une part, nous aurons pu développer une pratique spirituelle au cours de  notre vie, d’autre part nous avons des instructions qui nous apprennent à faire de la mort elle-même un exercice spirituel.   
Bokar Rimpoché
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La compassion (j)
Il n’y a rien ni personne avec lequel nous ne sommes pas connectés. Le bouddha emploie le terme « interdépendance «  pour décrire cet état de relation profonde. L’interdépendance c’est la nature de la réalité de la vie humaine, de tout ce qui existe. Tous, nous sommes reliés, cela signifie que nos actions affectent les autres. Cela nous rend responsable envers tous les autres.     
LE XVII Karmapa.
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Notre corps, notre parole et notre esprit sont tous les trois impliqués dans la production du karma tant positif que négatif. 
Après avoir abandonné les dix actes non-vertueux, entraînons-nous a pratiquer les dix actes vertueux : pour le corps, protéger la vie, être généreux, respecter ses vœux ; Pour la parole, dire la vérité, réconcilier par ses propos ceux qui ne s’entendent pas, parler de manière agréable, parle à bon escient ; pour l’esprit, cultiver le contentement, développer la bienveillance, avoir des vues justes.   
Khenpo Denyeu
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« Il y a un attachement très dangereux, c’est l’attachement aux opinions »
 Bouddha
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Si nous regardons la situation dans le monde avec ses guerres, nous comprenons que la raison de tout cela est que les gens prennent au sérieux ce qu’ils font. Ils agissent comme s’ils devaient toujours vivre, comme si toutes leurs actions étaient d’une importance capitale et extrême. Mais en réalité, cette vie a la brièveté d’un rêve dont nous  allons nous réveiller très rapidement. Mais les gens agissent en pensant que ce qu’ils font est capital, que cela en vaut la peine, jusqu’à se battre, alors que cela n’a absolument aucun sens.            
Kalou Rinpoche

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