samedi 14 février 2015

Puissent nos pensées, nos paroles et nos actes être aussi purs qu'un lotus en floraison!




Parmi ceux qui ont obtenu une existence humaine, combien saisissent cette opportunité pour pratiquer le Dharma ? Et parmi ceux qui s’engagent dans la pratique, combien persistent et atteignent la réalisation ultime ? En fait, ces derniers sont aussi peu nombreux que les étoiles de l’aube comparées à celles qui brillent par une nuit céleste. La vie humaine peut être gaspillée en vaines poursuites ou consacrées à progresser vers l’Eveil. Seule est qualifiée de précieuse une existence humaine qui offre la liberté de pratiquer le Dharma et réunit les conditions favorables pour le faire. 
Dilgo Khyentsé
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Quand cette orientation de laisser notre « Je » et d’être authentiquement au service des autres se développe, nous vivons dans une vie sans complications avec les autres, sans difficultés confusionnelles en ayant un esprit totalement spacieux et plein de bonté et d’amour naturel , découvrant toutes les ressources qui permettent d’être bien dans toutes les circonstances . Prenons quelques minutes pour nous réjouir de ce que nous créons pour nous et pour les autres, dans l’avenir et maintenant même.
Vénérable Damchö
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Tout ce qui est uni ne le reste pas et se sépare. Nous sommes comme ces gens de diverses contrées qui se réunissent pendant un certain temps et finissent par se quitter tous pour rentrer chez eux. Comme nous ne sommes pas sûrs de nous tenir compagnie longtemps, pensons qu’en cet instant si bref, c’est avec amour qu’il nous faut vivre ensemble et prendre soin les uns des autres !
Patrul Rinpoche
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Là où se trouvent les limites de l’espace, là se trouvent la limite des êtres. Là où se trouve la limite de leur karma et de leurs passions, là se trouve la limite de mes souhaits.
Extrait des Souhaits de conduite Excellente
 
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Quand nous-même atteindrons le terme de notre vie, qu’adviendra-t-il de notre personne? Notre corps n’est qu’un composé des quatre éléments (terre, eau, feu, air) ; ils se disperseront et le corps disparaîtra. Mais notre esprit ne disparaîtra pas.  Son devenir sera régi par les tendances que nous lui imprimons maintenant. Celles que forgent les actes positifs le conduiront vers une heureuse renaissance : celles que modèlent les actes négatifs le mèneront vers une condition d’existence douloureuse. Nous n’aurons alors pas de liberté de choix mais nous serons nécessairement soumis à la puissance de ces conditionnements.
Mais même les mondes aux existences plus heureuses ne connaissent qu’un bonheur temporaire et superficiel et restent marqués par les souffrances, soit sous les formes évidentes que nous connaissons, soit sous l’aspect plus subtil du changement ou du manque de plénitude inhérent à toute existence ordinaire. Même si on y perçoit une apparence de bonheur, ces mondes restent souffrance par nature.  
Bokar Rinpoché
 
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La patience
« Quand nous pensons à des personnes agressives, immédiatement nous pensons « les autres », et …nous…...
Nous pensons : «  Ces personnes ont besoin de changer », et encore, et encore… c’est de l’intolérance.
Notre esprit éprouve des expériences lumineuses, c’est lumineux dans le sens que cela fait surgir de la lumière. Nous expérimentons de manière infinie, nous avons la capacité de percevoir sans discriminer. C’est comme la lumière du soleil, qui offre sa lumière à tout ce qui existe, sans discriminer.
Plus nous expérimentons, plus nous voyons….
Dans la colère, il y a généralement un sentiment de contrôle, de diriger tout le reste, mais  si cette dynamique se produit, c’est que nous avons perdu le contrôle. Quand nous nous irritons, c’est la colère qui détient le contrôle. Nous devons contrôler les émotions sans les réprimer ou les occulter. Nous devons unir la force intérieure avec l’intelligence pour amadouer les émotions.
La pratique pour travailler la colère dans tous ses aspects est LA PATIENCE qui est l’application sage de raisonnements pour dissoudre la colère. La patience est de nous maintenir équanimes devant toute difficulté, indépendamment de ce qui surgit autour de nous. Ce n’est pas une attitude passive mais active, nous équilibrant continuellement pour maintenir l’équanimité.
L’entrainement à la patience commence avec des problèmes  basiques que nous identifions. Nous déconstruisons les situations pour comprendre, nous appliquons toute la sagesse que nous avons et en comprenant l’impermanence, nous comprenons la réalité.
Si nous observons une vie humaine, nous verrons que c’est une succession de causes et de conditions qui sont en changement continu. Nous avons des expériences très variées et nous sommes en interrelation avec des personnes différentes, dans des attitudes différentes, etc.....
Mais comment nous connectons-nous  à elles ?
Dans ceci, il y a l’épicentre de la philosophie bouddhiste qui est LA VACUITE, qui nous dit que c’est notre esprit qui construit les expériences parce que l’information que nous avons est infinie. Comme nous la divisons, c’est cela qui décide.
Nous pouvons nous identifier comme des personnes  coupables, terribles, ou comme des personnes  infiniment généreuses, peu à peu, en manifestant un potentiel sublime. Nous avons les deux identités.
Toute situation, tout événement est basé sur des causes et des conditions qui se réunissent, et  elles se réuniront à d’autres causes et conditions, ainsi pour comprendre une situation, nous devons regarder très bien de tous les côtés. Ce contexte est infini, il y a des millions de causes et conditions, donc ce qui compte ou ne compte pas dépend de nous.  Au lieu d'agir, nous devrions nous  demander ce qui arrive, comment je veux me sentir, tranquille… agité… comment je suis maintenant….
Nous devrions nous demander: quel est le rôle que je suis en train d’écrire pour ma vie ?...
Extrait d’un enseignement de Venerable Damchö
 
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A quoi bon les activités samsariques, lesquelles n’aboutissent jamais ? Tous les efforts que nous avons pu faire en ce sens depuis la nuit des temps ne nous ont jamais apporté d’autre résultat que la souffrance. C’est pour cette raison qu’une étincelle de mérite vaut mieux qu’une montagne d’efforts déployer dans le samsara ! A présent que nous connaissons la frontière entre ce qu’il faut adopter et ce qu’il faut rejeter, cessons de placer de grands espoirs dans des les entreprises samsariques, toujours inachevées, si tous ces efforts avaient été dirigés vers le dharma, nous serions déjà des Bouddhas. Tournons-nous vers le dharma authentique. 
Patrul Rinpoché

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